(Washington) Donald Trump est un adepte des propos moqueurs, voire insultants, lorsqu’il évoque ses adversaires politiques. Mais il a jugé dimanche que la Corée du Nord était allée trop loin en traitant Joe Biden de « chien enragé ».

Agence France-Presse

Le régime de Pyongyang s’est fendu cette semaine d’une attaque d’une rare violence contre l’ancien vice-président de Barack Obama et candidat démocrate à la Maison-Blanche.

« Les chiens enragés comme Biden peuvent faire du mal à beaucoup de gens si on les laisse en liberté », a écrit l’agence officielle KCNA, suggérant de les « battre à mort ».

« Monsieur le président, Joe Biden est peut-être endormi et très lent, mais il n’est pas un “chien enragé”. Il est en réalité meilleur que cela », a répondu Donald Trump dans un tweet visiblement adressé au leader nord-coréen Kim Jong-un, qu’il a rencontré à trois reprises.

Le locataire de la Maison-Blanche a cependant pris soin d’ajouter que lui, et lui seul, pouvait offrir un avenir radieux à la Corée du Nord et à son dirigeant, qui dirige son pays d’une main de fer, comme son père et son grand-père avant lui.

« Je suis le seul à pouvoir vous permettre d’atteindre l’objectif qui doit être le vôtre. Vous devriez agir rapidement, et conclure un accord. À bientôt ! ».

Les négociations sur la dénucléarisation du régime reclus patinent depuis l’échec en février du deuxième sommet Kim-Trump à Hanoï.  

Depuis, la Corée du Nord a fait monter la tension avec une série de tests de missiles et les nouvelles discussions, engagées début octobre à Stockholm, se sont également achevées sur une impasse.