(Washington) Une cour d’appel américaine a de nouveau rejeté mercredi un recours de Donald Trump, qui souhaitait voir réexaminée une précédente décision de justice autorisant le Congrès américain à lui réclamer des documents sur ses finances au Congrès, selon des documents consultés par l’AFP.

Agence France-Presse

Son avocat, Jay Sekulow, cité par des médias américains, a immédiatement annoncé que l’affaire serait portée devant la Cour suprême.

Ce jugement porte sur les affaires de Donald Trump avant et après son élection, de 2011 à 2018. Les démocrates soupçonnent notamment l’ancien magnat de l’immobilier d’avoir gonflé la valeur de ses avoirs pour obtenir des prêts, mais aussi de dissimuler de potentiels conflits d’intérêts.

Pour en savoir plus, une commission de la Chambre des représentants avait ordonné en avril à l’ancienne entreprise comptable de Donald Trump, le cabinet Mazars, de lui transmettre toute une série de documents financiers, notamment des comptes-rendus d’audit ou des bilans annuels d’activité.

La Maison-Blanche, qui dénonce un « harcèlement », avait saisi la justice pour bloquer cette injonction. Dans son argumentaire, elle avait plaidé que le Congrès n’avait pas besoin de ces informations pour assurer son rôle de législateur.  

Mais cette lecture a été rejetée en mai par un juge de Washington, dont la décision a été confirmée en octobre par une cour d’appel. Mercredi, les juges ont refusé de réévaluer le cas.

« Les Américains méritent de savoir ce que Donald Trump cache dans ses déclarations d’impôts », a tweeté peu après cette annonce Joe Biden, rival politique de Donald Trump et candidat à l’élection présidentielle de 2020.

En parallèle, un procureur new-yorkais tente d’obtenir les déclarations d’impôts du président — qui a toujours refusé de les rendre publiques — dans le cadre d’une enquête sur des versements effectués pendant la campagne de 2016 pour acheter le silence de femmes se présentant comme d’anciennes maîtresses de Donald Trump.  

Début octobre, un juge de New York a autorisé la transmission de ces déclarations d’impôts. Le président a fait appel, mais celui-ci a été rejeté par une cour d’appel fédérale début novembre.