(Nations unies) Le président américain Donald Trump a affirmé mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU que les États-Unis surveillaient « de très près » la situation au Venezuela, alors que de nouvelles sanctions contre le secteur pétrolier vénézuélien étaient annoncées à Washington.

Agence France-Presse

« Pour les Vénézuéliens pris au piège dans ce cauchemar, sachez que toute l’Amérique est unie derrière vous », a-t-il affirmé à la tribune de l’ONU.

« Les États-Unis ont une vaste aide humanitaire à fournir, surveillant de très près la situation au Venezuela. Nous attendons le jour où la démocratie sera rétablie, où le Venezuela sera libre et où la liberté prévaudra dans tout l’hémisphère », a ajouté Donald Trump.

Lors de son discours, la représentante du Venezuela s’est ostensiblement plongée dans la lecture d’un livre sur le héros national Simon Bolivar.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro n’est pas venu à l’Assemblée générale de l’ONU. Il a préféré se rendre à Moscou pour rencontrer mercredi son homologue russe Vladimir Poutine.  

M. Maduro, au pouvoir depuis 2013, a été réélu pour un second mandat en 2018 à l’issue d’un scrutin boycotté par l’opposition qui en a rejeté les résultats, comme une grande partie de la communauté internationale, dont les États-Unis.  

Le chef de file de l’opposition vénézuélienne Juan Guaidó s’est autoproclamé président par intérim. Il est reconnu par une cinquantaine de pays, dont les États-Unis, mais la Russie et la Chine continuent à soutenir Nicolas Maduro.

Alors que M. Trump était à la tribune, le ministère américain du Trésor a annoncé de nouvelles sanctions contre des sociétés de transport maritime basées à Chypre et au Panama, accusées de violer l’embargo sur les livraisons de pétrole à Cuba.  

Cet embargo a entraîné une grave pénurie de carburant dans l’île alors que Caracas, qui tire 96 % de ses revenus du pétrole, est le principal fournisseur de brut du régime cubain.

Les sanctions visent aussi quatre pétroliers ayant transporté des produits chimiques, de l’essence et des produits pétroliers entre le Venezuela et Cuba.

« Les bienfaiteurs cubains de (Nicolas) Maduro fournissent un lien vital au régime ainsi qu’à ses services de sécurité et son appareil de renseignement répressifs », a déclaré le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, dans un communiqué.

« Le pétrole du Venezuela appartient au peuple vénézuélien et ne devrait pas être utilisé comme un moyen de marchandage pour soutenir les dictateurs et prolonger l’usurpation de la démocratie vénézuélienne », a-t-il ajouté.

Les sociétés sanctionnées mardi sont Caroil Transport Marine Ltd, basée à Chypre, ainsi que Trocana World Inc, Tovase Development Corp et Bluelane Overseas SA, basées au Panama. Caroil opère trois des pétroliers accusés de violer l’embargo, dont deux appartiennent à Trocana et Tovase. Bluelane est le propriétaire déclaré du quatrième pétrolier visé.

Les personnes et entreprises visées ne pourront plus avoir accès au système financier américain.

Washington tente d’asphyxier le gouvernement vénézuélien avec des sanctions économiques, dont un embargo sur le pétrole et le gel d’actifs aux États-Unis.