Les autorités médicales américaines ont haussé d’un cran leurs recommandations dans la crise du vapotage, qui a fait sept morts chez des jeunes depuis cet été. Il vaut maintenant mieux éviter toute cigarette électronique, ont affirmé les Centres de contrôle des maladies (CDC) lors d’une conférence de presse téléphonique jeudi matin.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

« Jusqu’à ce qu’on sache ce qui s’est passé, si vous avez toute inquiétude sur les risques pour votre santé, les CDC recommandent de ne pas utiliser de cigarettes électroniques », a déclaré Anne Schuchat, une directrice des CDC, durant la télé-conférence de presse.

Cette recommandation avait été faite pour la première fois la semaine dernière dans un communiqué, mais a été réitérée jeudi par la Dre Schuchat parce que « des gens meurent » du vapotage.

Pendant ce temps, huit organismes de santé canadiens ont demandé publiquement aux partis fédéraux de s’engager à mettre un terme à la publicité sur les cigarettes électroniques et à les soumettre aux mêmes restrictions que la cigarette. La missive a notamment été signée par l’Association médicale canadienne, la Société canadienne du cancer, l’Association pulmonaire du Canada et la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac.

Le nombre de cas de pneumonie grave liés au vapotage a bondi de 380 à 530, ont indiqué les CDC durant la téléconférence de presse. Il avait été abaissé de 450 à 380 il y a une semaine.

La plupart des victimes avaient vapoté du THC, l’ingrédient actif du cannabis, et les trois quarts sont des hommes. La moitié ont moins de 25 ans et 16 %, moins de 18 ans.

Un représentant de la division du tabac de la Food and Drug Administration (FDA), chargée la semaine dernière par le président Donald Trump d’interdire les vapoteuses utilisant du tabac aromatisé, participait à la téléconférence de presse. La FDA a indiqué jeudi matin avoir ouvert une enquête criminelle sur la vague de pneumonies liées au vapotage.