(Washington) Positionné très à gauche sur l’échiquier politique américain, un universitaire âgé de 75 ans, « socialiste » déclaré, s’est lancé mercredi dans la course à la Maison-Blanche.

Agence France-Presse

Jerome Segal, qui promet une redistribution radicale des richesses au sein de la première puissance économique mondiale, est le fondateur d’un petit parti baptisé « Bread and Roses » (Pain et Roses).  

En ouvrant sa campagne présidentielle à Washington, il a reconnu n’avoir pratiquement aucune chance face au candidat démocrate qui sera désigné et à Donald Trump qui devrait représenter les républicains, ces deux partis géants se succédant à la présidence depuis deux siècles aux États-Unis.

M. Segal, connu pour ses positions pro-palestiniennes, défend un droit garanti à l’emploi, une réduction du temps de travail, la gratuité dans l’enseignement supérieur et un salaire maximum qui ne dépasse pas vingt fois celui versé en bas de l’échelle. Il réside dans l’État du Maryland qui jouxte la capitale fédérale.  

On compare parfois Jerome Segal au sénateur indépendant Bernie Sanders, un autre septuagénaire qui prône la mise en place d’un salaire minimum, l’annulation des dettes étudiantes ou encore une couverture santé universelle. M. Sanders tente de remporter l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de novembre 2020.  

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Bernie Sanders

L’expression « Bread and Roses » fait référence à une célèbre grève organisée en 1912 à Lawrence, dans l’État du Massachusetts,  par des travailleurs immigrés du secteur du textile.