(Washington) Le président américain Donald Trump a de nouveau menacé vendredi d’imposer des droits de douane supplémentaires sur les vins français avant de s’envoler pour le sud-ouest de la France où il doit participer au sommet du G7.

Agence France-Presse

Accompagné de sa femme Melania, M. Trump a quitté la Maison-Blanche peu après 23 h (samedi 3 h GMT).

Affirmant s’attendre à des discussions « très productives » lors du sommet de Biarritz, il a cependant brandi, lors d’un échange avec les journalistes, la menace de représailles à l’imposition d’une taxe française sur les géants américains du secteur des hautes technologies.

« Je n’aime pas ce que la France a fait », a-t-il lancé. « Je ne veux pas que la France impose des taxes sur nos sociétés. C’est très injuste ».  

« S’ils le font, nous imposerons des tarifs douaniers sur leurs vins », a-t-il ajouté. « Des tarifs douaniers comme ils n’en ont jamais vu », a-t-il insisté, tout ajoutant qu’il avait de « très bonnes relations » avec son homologue français Emmanuel Macron.

Le sommet du G7 rassemble les chefs d’État et de gouvernement des sept pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Lors de l’édition 2018, au Québec, Donald Trump avait provoqué de vifs remous en traitant le premier ministre canadien Justin Trudeau de « malhonnête » et en refusant de signer la déclaration finale du sommet.

Le milliardaire républicain a prévu de rencontrer en tête-à-tête la plupart des dirigeants du G7  à commencer par Emmanuel Macron avec lequel les points de désaccord sont nombreux, de l’Iran au climat, en passant par la taxation des géants du numérique portée par Paris.

La rencontre entre M. Trump, fervent partisan d’un Brexit sans concession, avec le nouveau premier ministre britannique Boris Johnson sera également scrutée avec attention.

Quelques heures avant son départ, le locataire de la Maison-Blanche a une nouvelle fois soufflé sur les braises de la guerre commerciale qui oppose les États-Unis et la Chine avec une série de tweets à la tonalité particulièrement agressive.

Pékin a annoncé vendredi de nouveaux droits de douane, et le président américain a riposté en annonçant que totalité des 550 milliards de dollars de produits chinois importés aux États-Unis seraient frappés de taxes douanières encore plus lourdes d’ici la fin de l’année.