(New York) Les actes antisémites aux États-Unis ont frôlé à nouveau un niveau record en 2018, avec l’attaque contre une synagogue de Pittsburgh en octobre et un doublement du nombre d’agressions physiques, selon l’association Anti-Defamation League de lutte contre les discriminations.

Agence France-Presse

Trois jours après la nouvelle attaque qui a fait un mort et deux blessés samedi dans une synagogue près de San Diego, en Californie, l’Anti-Defamation League (ADL) publiait mardi son rapport annuel recensant les actes ou incidents à caractère antisémite, qu’elle mesure depuis les années 70.

L’année 2017 avait marqué une hausse sans précédent, avec 1986 cas de harcèlement, vandalisme ou agressions antisémites enregistrés, selon l’organisation.

Les chiffres 2018 ne sont que légèrement inférieurs, avec 1879 incidents recensés, troisième total le plus élevé depuis les années 70.

Si les actes de vandalisme ont légèrement baissé en 2018-774 contre 952 en 2017-les cas de harcèlement, les plus nombreux, sont en hausse (1066 incidents contre 1015). Et le nombre d’agressions physiques a doublé par rapport à 2017, avec 39 cas ayant fait 59 victimes, dont les 11 morts et deux blessés de l’attaque du 27 octobre à Pittsburgh, l’attaque la plus meurtrière jamais commise contre la communauté juive aux États-Unis.

La quasi-totalité des États américains sont touchés, mais la Californie et New York sont ceux qui ont connu le plus de cas, respectivement 341 et 340.

«Nous avons travaillé dur pour lutter contre l’antisémitisme, et avons réussi à améliorer les lois contre les crimes de haine, et pourtant, nous continuons à connaitre un nombre alarmant d’actes antisémites », a commenté le directeur de l’ADL, Jonathan Greenblatt, cité dans un communiqué.

 « Malheureusement, nous voyons la tendance se poursuivre en 2019 avec l’attaque de la synagogue près de San Diego, a-t-il déploré.  « Il est clair que nous devons rester vigilant […] et dénoncer l’antisémitisme sous toutes ses formes, quelles que soient la source et l’affiliation politique de ses auteurs » .