Sydney Aiello avait réchappé, le 14 février 2018, à l'une des pires fusillades en milieu scolaire de l'histoire des États-Unis, quand un jeune homme avait fait 17 morts dans son lycée de Floride. Rongée par la culpabilité du survivant, selon sa famille, elle s'est suicidée à 19 ans la semaine dernière.

Mis à jour le 22 mars 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

Scolarisée au lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland, une ville de Floride, elle avait vu Nikolas Cruz, 19 ans, faire irruption dans son établissement avec un fusil semi-automatique AR-15. Quatorze de ses camarades et trois employés de l'établissement étaient tombés sous les balles, dont deux proches amis à elle.

Ses parents ont expliqué à la chaîne locale CBS4 qu'elle souffrait depuis de stress post-traumatique et de syndrome de culpabilité du survivant. Pourquoi ses amis étaient morts, et pas elle ?

Selon sa mère, Sydney Aiello, qui avait fini le lycée en juillet dernier, avait du mal à suivre les cours à l'université car les salles de cours lui faisaient peur.

A l'instar de nombre de ses camarades de Parkland, elle s'était engagée dans un vaste mouvement populaire pour réclamer une limitation de l'accès aux armes à feu dans le pays.

Elle s'était mobilisée en mars dernier, un mois après la tragédie, pendant la « March for our lives » aux côtés de plus d'un million d'Américains.

Selon la presse locale, citant sa famille, elle s'est suicidée dimanche dernier. Sa mère a annoncé la nouvelle vendredi. Le réseau social Facebook a maintenu son profil en ligne « en son souvenir ».

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Ligne québécoise en prévention du suicide: 1-866-277-3553.