(Washington) Les chefs démocrates de puissantes commissions parlementaires américaines ont annoncé vendredi qu’elles ordonnaient au secrétaire d’État Mike Pompeo, proche de Donald Trump, de leur livrer des documents concernant l’Ukraine, afin d’« accélérer » leur enquête en vue d’une procédure de destitution contre le président républicain.

Agence France-Presse

« Votre refus de respecter cette injonction constituera la preuve d’une entrave à l’enquête de la Chambre » des représentants pour cette rare procédure contre le président américain, écrivent les chefs des commissions des Affaires étrangères, du Renseignement et de supervision de l’exécutif.

Mike Pompeo doit leur livrer ces documents d’ici le 4 octobre.  

Les parlementaires réclament notamment une liste de tous les responsables du département d’État ayant « participé, préparé ou reçu une transcription » de l’appel téléphonique du 25 juillet 2019 entre Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.  

Les démocrates reprochent au président américain d’avoir demandé à l’Ukraine, lors de cet appel, de l’aider à rassembler des informations compromettantes sur son rival Joe Biden, parmi les favoris pour l’affronter dans les urnes.  

Ils ont ouvert mardi une enquête en vue d’une mise en accusation du président (« impeachment »), une procédure rare dans l’Histoire américaine.  

« Les commissions mènent cette enquête avec célérité et de façon coordonnée », soulignent les chefs démocrates dans leur communiqué.  

Ils ont également convoqué cinq responsables du département d’État pour des dépositions prévues entre le 2 et le 10 octobre, notamment l’ancienne ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch, et Kurt Volker, l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Ukraine.  

Donald Trump dément avoir exercé une pression.

Son échange téléphonique avec M. Zelensky était « parfait », « tout à fait légal », a-t-il répété vendredi.