(Washington) Une Iranienne condamnée aux États-Unis pour avoir violé les sanctions américaines contre l’Iran a été remise en liberté et a quitté le territoire, a indiqué jeudi son avocat à l’AFP.

Agence France-Presse

Negar Ghodskani « est désormais libre en Iran avec sa famille », a dit Robert Richman dans un courriel.

Mme Ghodskani avait été arrêtée en Australie en 2017, où elle résidait légalement, avant d’être extradée en juillet vers les États-Unis.  

Elle y était accusée d’avoir acquis de la technologie numérique américaine soumise à des contrôles à l’exportation, en se faisant passer pour l’employée d’une entreprise malaisienne. Celle-ci transmettait alors les commandes à la société iranienne Fanamoj, visée par les sanctions américaines contre les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Jugée à Minneapolis (nord), elle a été condamnée mardi à 27 mois de prison. Mais le tribunal a décidé de la remettre en liberté, sa peine couvrant pratiquement toute sa détention en Australie et aux États-Unis, et de l’expulser.

Enceinte lors de son arrestation, elle avait donné naissance à un petit garçon qui avait suivi son père en Iran.

Son cas avait été évoqué en avril par le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, dans le cadre d’une offre d’échange de prisonniers avec les États-Unis.

Il avait ainsi fait le parallèle avec Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une Irano-Britannique détenue en Iran, et Mme Ghodskani.

« Nous entendons parler de Nazanin Zaghari et de son enfant, et je suis désolé pour elles », avait-il dit. « Mais personne ne parle de cette femme en Australie qui a donné naissance à un enfant en prison, qui grandit en dehors de cette prison avec sa mère toujours détenue ».