(Washington) Le favori de la primaire démocrate à l’élection présidentielle et ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, s’est dit «surpris» par l’intensité des critiques contre l’ancien président la veille au cours du débat, ajoutant que ce dernier n’avait rien à se faire pardonner.  

Agence France-Presse

«J’étais un peu surpris par toutes les attaques contre Barack», a déclaré le candidat modéré de 76 ans au lendemain d’un débat où il a fait l’objet de nombreuses critiques venues de ses adversaires, notamment sur la politique migratoire menée quand lui et M. Obama étaient au pouvoir.  

«Je suis fier d’avoir servi le pays avec lui. Je suis fier du travail qu’il a fait. Je ne pense pas qu’il ait besoin de s’excuser pour quoi que ce soit», a-t-il déclaré depuis Détroit, où se tenait le deuxième débat de la primaire démocrate.  

AP

Barack Obama et Joe Biden à la Maison-Blanche, en janvier 2017.

Joe Biden a fait depuis des mois de sa proximité avec le premier président noir des États-Unis un argument de campagne, en partie pour séduire l’électorat noir et progressiste.  

Mais avec les récents changements de sensibilité au sein du parti démocrate, où l’aile gauche a gagné en influence, la politique migratoire des années Obama et les renvois massifs de migrants qui l’ont accompagnée ne sont plus considérés avec autant de bienveillance.  

Le candidat Julian Castro, d’origine hispanique et qui fut secrétaire au Logement sous Barack Obama, s’en est notamment pris à la politique de son ancien président, une manière d’attaquer M. Biden.  

Pendant le débat, le favori à la primaire a assuré catégoriquement que sous son éventuel présidence, les chiffres d’expulsion ne seraient pas aussi importants que ceux des deux premières années de la présidence Obama, où ils étaient supérieurs à ceux des deux premières années de la présidence Trump.

Il a cependant refusé de révéler ce qu’il avait conseillé au 44e président des États-Unis au moment de ces nombreuses expulsions.