(Nations unies) Le quotidien The New York Times, même après avoir exprimé des excuses, doit rendre des comptes après la publication d’un dessin antisémite, a estimé lundi l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, sans dire s’il pensait à des poursuites judiciaires.

Agence France-Presse

«Ce n’est pas à moi d’accepter ou non les excuses, mais lorsqu’une erreur est commise, quelqu’un doit être tenu pour responsable», a indiqué à des médias le diplomate, jugeant que de telles images pouvaient inciter à la violence contre les juifs.

Le dessin, publié jeudi dans l’édition internationale, montre le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou en chien-guide portant un collier avec une étoile de David et menant un Donald Trump aveugle et coiffé d’une kippa.

AP

Danny Danon

Le quotidien de référence a présenté ce week-end ses excuses, reconnaissant une image «offensante» comprenant des «clichés antisémites» et un dysfonctionnement dans son processus éditorial. Il a promis «des changements profonds».

«Tous ceux qui font de l’antisémitisme doivent être punis, qu’ils soient à l’ONU, qu’il s’agisse de responsables politiques, d’éditeurs, d’experts politiques ou de professeurs», a ajouté Danny Danon, qui a aussi dénoncé l’attaque commise ce week-kend contre une synagogue californienne.

À l’initiative de l’Allemagne, présidente en exercice du Conseil de sécurité de l’ONU en avril, une minute de silence a été observée, au début d’une réunion sur le Proche-Orient, à la mémoire des victimes de cette synagogue (un mort) et d’une attaque dimanche dans une église protestante au Burkina Faso (cinq morts).