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Colis piégés: Cesar Sayoc passible de la prison à vie

S'il est reconnu coupable de tous les chefs... (Photo AFP/COURTOISIE)

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S'il est reconnu coupable de tous les chefs qui pèsent maintenant contre lui, Cesar Sayoc sera obligatoirement condamné à la prison à vie.

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LARRY NEUMEISTER
Associated Press
New York

Le Floridien soupçonné d'avoir envoyé des explosifs aux détracteurs du président Donald Trump a été accusé vendredi et est passible de la prison à vie.

Cesar Sayoc fait face à 30 chefs d'accusation déposés à la cour fédérale de Manhattan, où il avait comparu plus tôt cette semaine après son transfert à New York.

Sayoc avait été arrêté le 26 octobre à Plantation, en Floride, pour cinq accusations pouvant mener à une sentence de près de 50 ans d'emprisonnement. S'il est reconnu coupable de tous les chefs qui pèsent maintenant contre lui, il sera obligatoirement condamné à la prison à vie.

L'homme aurait envoyé des bombes artisanales à plusieurs démocrates, à des opposants de M. Trump et au réseau CNN. L'affaire avait attisé les tensions entre les deux partis quelques jours avant les élections de mi-mandat, mais l'auteur présumé avait rapidement été arrêté.

Les procureurs ont donné suite à leur promesse d'augmenter la sévérité des accusations. Cesar Sayoc est maintenant accusé d'avoir utilisé une arme de destruction massive. Selon les documents judiciaires, il a envoyé 16 bombes artisanales par la poste à des victimes partout au pays.

D'après les accusations, Sayoc voulait « tuer, blesser et intimider un individu et endommager et détruire un établissement, un véhicule et des propriétés privées ».

Aucun des dispositifs n'a explosé.

L'avocat de Cesar Sayoc n'a pas immédiatement répondu à la demande d'entrevue de l'Associated Press.

Dans un communiqué, le procureur Geoffrey S. Berman a fait valoir que l'accusé avait mis la vie de plusieurs personnes en danger.

« C'était aussi une attaque contre un pays qui valorise la règle de droit, la presse libre et la tolérance des divergences sans rancoeur ou recours à la violence », a-t-il déclaré.

William F. Sweeney Jr, qui dirige le bureau de la police fédérale (FBI) à New York, a souligné que Sayoc avait tenté de « créer une atmosphère de peur et d'intimidation de la Californie à la côte Est. »

Il a salué l'efficacité des autorités, affirmant que « la campagne de terreur s'était terminée rapidement, seulement cinq jours après la découverte du premier explosif »

Cesar Sayoc avait comparu à New York plus tôt cette semaine. Il demeure détenu sans possibilité d'être libéré sous caution.

L'homme avait été arrêté près d'un magasin de pièces de voiture dans le sud de la Floride. Il vivait dans une camionnette tapissée d'autocollants de Donald Trump.

Dans l'acte d'accusation, les procureurs ont indiqué que la bombe envoyée à l'ex-candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton, à Chappaqua, dans l'État de New York, était accompagnée d'une photo de la politicienne et des membres de sa famille couverts d'un « X » rouge.

D'autres destinataires ont reçu des photos semblables, selon l'acte d'accusation.

Parmi les victimes potentielles figurent l'ex-président Barack Obama, l'ancien vice-président Joe Biden, la sénatrice de la Californie Kamala Harris et le sénateur du New Jersey Cory Booker. Des bombes ont également été expédiées aux bureaux de CNN à New York et à Atlanta.

D'après les procureurs, on retrouve dans la preuve contre Sayoc des traces d'ADN et des empreintes digitales qui le lient respectivement à 10 et à 2 des colis.




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