L'ancien président Barack Obama a dénoncé vendredi le comportement des républicains qui soutiennent Donald Trump sans réserve et n'ont pas le cran pour défendre « les institutions qui font que notre démocratie fonctionne ».

Publié le 7 sept. 2018
AGENCE FRANCE-PRESSE

« Qu'est-il arrivé au parti républicain ? » a-t-il lancé depuis l'Illinois, lors de sa première intervention politique dans la course aux élections de mi-mandat dans moins de deux mois.

L'ex-président démocrate de 57 ans a vivement dénoncé l'idée selon laquelle « tout ira bien parce qu'il y a des gens au sein de la Maison-Blanche qui, secrètement, ne suivent pas les ordres du président ».

« Ce n'est pas comme cela que notre démocratie doit fonctionner ! » a-t-il tonné, en référence aux récentes révélations du journaliste d'enquête Bob Woodward sur le fonctionnement erratique de la Maison-Blanche sous Donald Trump.

Après avoir dressé un tableau très sombre de la situation politique aux États-Unis, l'ancien président a aussi exprimé son espoir.

« Dans cette noirceur politique, je vois un réveil des citoyens dans le pays », a-t-il affirmé, lançant un vibrant appel à tous les démocrates à se rendre aux urnes lors des élections législatives de novembre.

« Vous devez voter, car notre démocratie dépend de vous ! » a-t-il lancé.

« Si vous pensez que les élections n'ont pas d'importance, j'espère que les deux années écoulées ont modifié votre perception », a-t-il martelé.

« La plus grande menace pour notre démocratie n'est pas Donald Trump [...] : c'est l'indifférence, le cynisme », a-t-il encore dit dans un discours passionné, très largement applaudi.

Relativement discret depuis son départ de la Maison-Blanche le 20 janvier 2017, le 44e président des États-Unis a manifestement l'intention de s'impliquer dans la campagne pour soutenir les démocrates pour les élections législatives à venir.

Il sera en Californie samedi et dans l'Ohio jeudi pour soutenir les candidats de son camp.

En jeu lors des élections du 6 novembre : les 435 sièges de la Chambre des représentants, un tiers de ceux du Sénat, et les postes de gouverneurs dans 36 États.

Les sondages prédisent une « vague bleue » (démocrate), et les républicains, aujourd'hui aux commandes du Congrès, redoutent de perdre la Chambre des représentants.