Le gouvernement américain a donné mardi à Washington le coup d'envoi d'une réunion ministérielle de trois jours, la première du genre, pour promouvoir la liberté de religion, qui est « attaquée dans le monde ».

AGENCE FRANCE-PRESSE

« L'absence de liberté religieuse dans un seul endroit est une menace pour la paix, la prospérité et la stabilité partout ailleurs », a déclaré l'ambassadeur américain Sam Brownback à l'ouverture de cette réunion.

Elle est consacrée mardi et mercredi à la société civile et aux témoignages de « rescapés », avant la rencontre jeudi des ministres de nombreux pays autour du secrétaire d'État américain, Mike Pompeo.

Selon Sam Brownback, « le droit à la liberté de religion et la capacité à vivre en accord avec sa conscience sont attaqués dans le monde ».

Il a évoqué plusieurs exemples, comme les minorités musulmanes rohingya en Birmanie ou ouïghoures en Chine, ou encore le pasteur américain Andrew Brunson détenu en Turquie « pour de fausses accusations ».

« Cela doit changer, et c'est pour cela que vous êtes là », a dit l'ambassadeur des États-Unis pour la liberté religieuse. « Nous ne pouvons pas nous permettre d'échouer, nous devons redoubler d'efforts pour faire progresser la liberté de religion », a-t-il lancé.

L'administration de Donald Trump a fait de cette cause une priorité en matière de défense des droits de la personne.

« Les États-Unis mettent la liberté religieuse, ce droit fondamental de l'humanité, au coeur des discussions avec chaque pays avec lequel nous parlons », a expliqué Mike Pompeo la semaine dernière dans un entretien avec la radio Voice of America.

« Personne ne devrait être puni par son gouvernement pour sa croyance religieuse ou pour des activités religieuses liées à cette croyance », a prévenu le chef de la diplomatie américaine, qui doit s'exprimer jeudi matin devant les autres ministres.

Le vice-président, Mike Pence, proche de la droite chrétienne évangélique américaine, doit également prendre la parole jeudi.

Washington a invité les représentants de plus de 80 pays qui défendent la liberté de religion ou qui ont au moins commencé à le faire, ainsi que plus de 175 membres de la société civile et une centaine de dignitaires religieux.

Objectif : partager les expériences et les mesures concrètes et annoncer de nouveaux plans d'action pour faire avancer cette cause.