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Un influent diplomate américain quitte le département d'État

Thomas Shannon aux côtés de son homologue vénézuélienne... (ARCHIVES AP)

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Thomas Shannon aux côtés de son homologue vénézuélienne Delcy Rodriguez lors d'une rencontre à Caracas, en juin 2016.

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Agence France-Presse
Washington

L'un des plus hauts diplomates américains, le sous-secrétaire d'État pour les Affaires politiques Thomas Shannon, a annoncé jeudi son départ, un an après avoir assuré la transition lors de l'arrivée au pouvoir de l'administration de Donald Trump.

Sa démission complique un peu plus encore la situation du département d'État, dont de nombreux postes de hauts responsables sont vacants, suscitant de vives critiques à Washington.

L'an dernier, ce diplomate de carrière âgé de 60 ans, parmi les plus expérimentés aux États-Unis, avait dirigé par intérim la diplomatie américaine durant deux semaines, entre le départ de l'ex-secrétaire d'État démocrate John Kerry et la confirmation, par le Sénat, de l'actuel Rex Tillerson.

Dans une lettre à ses collègues, Thomas Shannon assure que sa décision, après 34 ans dans la diplomatie, est «personnelle», pour s'occuper de sa famille et «prendre une nouvelle direction» pour les années à venir.

«Je veux exprimer ma profonde gratitude au secrétaire d'État et au président pour le privilège d'avoir servi aux plus hauts niveaux du département d'État cette dernière année», ajoute-t-il, semblant ainsi écarter toute motivation politique. Il rappelle avoir «servi sous six présidents et dix secrétaires d'État».

Rex Tillerson a salué la carrière de Tom Shannon, dont «le dévouement» au service de son pays «doit continuer à inspirer ses collègues du département d'État». «J'ai apprécié en particulier l'étendue de ses connaissances, le rôle qu'il a joué durant la transition» et «ses contributions à l'élaboration de notre stratégie au cours de l'année passée», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Depuis un an et l'arrivé de la nouvelle administration républicaine, de nombreuses démissions de diplomates ont alimenté la chronique car elles ont souvent été accompagnées de critiques virulentes de la gestion du département d'État par Rex Tillerson, ex-PDG du géant pétrolier ExxonMobil qui a reçu la consigne de réduire fortement le budget.

D'autant que 13 des postes de sous-secrétaire d'État et de secrétaire d'État adjoint, ainsi que des dizaines de postes d'ambassadeur, n'ont toujours pas été pourvus depuis l'élection de Donald Trump. De nombreux diplomates américains mais aussi étrangers déplorent les «dysfonctionnements» du département d'État, soumis à une vaste réorganisation pilotée par Rex Tillerson.

Alors que la crise du nucléaire nord-coréen est considérée comme le premier défi international des États-Unis, l'ambassadeur à Séoul n'a par exemple toujours pas été nommé.

«Celui qui compte, c'est moi. Je suis le seul qui compte», avait répondu en novembre le président américain à la chaîne Fox News qui l'interrogeait sur sa lenteur à nommer des hauts diplomates. «Nous n'avons pas besoin de tout ce monde, ça s'appelle faire des économies», avait-il ajouté.

Thomas Shannon a toutefois promis de rester jusqu'à l'arrivée d'un successeur.




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