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Meurtre du journaliste américain: la famille avait été avertie

Les parents de James Foley, John et Diane, ont... (Photo: AP)

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Les parents de James Foley, John et Diane, ont répondu mercredi aux questions des journalistes sur la pelouse de leur maison à Rochester, au New Hampshire.

Photo: AP

Agence France-Presse
Washington

Les djihadistes avaient prévenu la famille du journaliste américain James Foley, après le début des frappes américaines en Irak, que ce dernier serait tué, a rapporté mercredi l'un de ses employeurs.

Philip Balboni, directeur général du site d'informations GlobalPost, pour lequel James Foley a travaillé en Libye puis en Syrie, où il a été enlevé en 2012, a rapporté que ses ravisseurs avaient été en contact avec sa famille et lui-même au cours des semaines qui ont précédé son exécution par les djihadistes.

«Nous avons été en contact avec les ravisseurs et ils ont semblé, à un moment, être réceptifs à l'idée d'une négociation qui aurait conduit à sa libération», a affirmé M. Balboni sur la chaîne de télévision MSNBC.

Mais les ravisseurs ont ensuite «coupé la communication avec nous et avec la famille».

Après le début des frappes aériennes américaines en Irak le 8 août --les premières depuis le retrait des troupes américaines d'Irak en 2011--, l'Etat islamique a menacé la famille Foley de tuer leur fils.

«Nous n'avons pas rendu cela public, mais il y a eu un message après le début des frappes qui a été transmis à la famille affirmant que James serait exécuté», a-t-il rapporté.

«Nous avons espéré et prié pour que ce ne soit pas le cas, et nous avons fait tout ce que nous avons pu pour rétablir la communication avec eux et leur dire que Jim était juste un journaliste innocent qui aimait le peuple syrien, qui comprenait l'islam et voulait seulement raconter l'histoire du peuple syrien».

Interrogé sur la corrélation entre les frappes américaines et le meurtre de Foley, M. Balboni a répondu: «le début des frappes, qui ont été lancées à bon escient par notre gouvernement, est peut-être ce qui a scellé le sort de Jim».

Mais il a souligné que la famille ne mettait pas la mort de leur fils sur le compte de la décision du président Barack Obama de lancer ces frappes.

Selon M. Balboni, la famille se concentre maintenant sur le sort des otages restants, y compris un Américain que l'EI a menacé de tuer si les frappes continuaient.

«Nous savons ce qu'ils ont fait, et nous sommes portés à croire qu'ils sont capables de le refaire», a-t-il relevé.

Les Etats-Unis ont procédé à 84 frappes contre l'EI depuis le 8 août dans le nord de l'Irak, dont la majorité étaient destinées à protéger le barrage stratégique de Mossoul.

L'EI, groupe ultra-radical islamiste qui entend établir un califat en Syrie et en Irak, a diffusé mardi sur internet une vidéo montrant l'exécution de James Foley. Dans le même enregistrement, les djihadistes menacent de tuer un autre Américain, Steven Sotloff, en représailles aux frappes américaines.

Le Pentagone et la Maison-Blanche ont annoncé mercredi que les forces américaines avaient effectué «cet été» une opération pour porter secours à des otages américains détenus par l'EI en Syrie, mais avaient échoué.




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