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Ebola: l'Américaine infectée en Afrique est arrivée à Atlanta

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Virus Ebola
Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La missionnaire américaine Nancy Writebol, infectée par le virus Ebola en Afrique, est arrivée mardi à Atlanta pour y être traitée dans un hôpital spécialement équipé où elle sera mise en quarantaine.

L'avion transportant Mme Writebol, 60 ans, s'est posé sur la base aérienne de Dobbins, près d'Atlanta (Géorgie, sud-est) vers 11 h 30. Elle a été ensuite placée dans une ambulance qui l'a amenée à l'hôpital de l'Université Emory où elle est arrivée une demi-heure plus tard.

Peu après elle a été sortie du véhicule allongée sur une civière, dans une combinaison qui la recouvrait entièrement, selon les images retransmises en direct par les télévisions américaines.

L'autre Américain malade d'Ebola, le Dr Kent Brantly, 33 ans, avec qui elle travaillait au Liberia quand ils ont été contaminés, avait été rapatrié par le même avion sanitaire privé samedi et est également soigné au centre hospitalier Emory où son état s'améliore, selon un communiqué dimanche de l'organisation chrétienne Samaritan's Purse pour laquelle il travaille.

Le Dr Brantly, la première personne avec Ebola sur le sol américain, était sorti de l'ambulance par ses propres moyens, en marchant, aidé par un membre du personnel hospitalier.

Quant à Nancy Writebol, 60 ans, son état de santé était stationnaire et elle retrouvait son appétit, avait dit lundi dans un communiqué Bruce Johnson, le président de SIM USA, l'organisation caritative pour laquelle cette missionnaire travaille.

L'hôpital Emory est équipé d'une unité spéciale de mise en quarantaine de ces malades infectés par des agents pathogènes dangereux et peut prodiguer des soins spécialisés. Il s'agit de l'un des quatre établissements hospitaliers aux États-Unis dotés de ce type d'installations.

Le Dr Brantly comme Mme Writebol ont été traités avec un anticorps expérimental jamais testé auparavant sur des humains, ce qui semble selon les médecins traitants cités par la chaîne CNN avoir eu un effet «miraculeux» en atténuant rapidement les symptômes.

Ce nouveau traitement appelé ZMapp est développé par la firme Mapp Biopharmaceutical de San Diego (Californie, ouest) en collaboration avec la société canadienne Defyrus.

Le Liberia est un des trois pays avec la Sierra Leone et la Guinée à faire face à une épidémie d'une ampleur sans précédent d'Ebola, responsable de 887 morts sur les quelque 1.603 cas d'infection depuis mars selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé publié lundi, qui prend en compte les chiffres au 1er août.




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