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Les exécutions reprennent, mais la polémique se poursuit

En Oklahoma, une enquête doit faire la lumière... (POTO NICK OXFORD, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)

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En Oklahoma, une enquête doit faire la lumière sur les circonstances entourant l'exécution ratée de Clayton Lockett, survenue le 29 avril dernier, et les moyens nécessaires pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise.

POTO NICK OXFORD, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

(NEW YORK) Après une pause de sept semaines, la «machine de la mort» s'est remise en marche dans la nuit de mardi à hier aux États-Unis. À un peu plus de deux heures d'intervalle, deux hommes ont été exécutés: le premier au pénitencier de Jackson, en Géorgie, et le second à Bonne Terre, au Missouri. Est-ce à dire que la polémique sur les méthodes d'injection létale est terminée? Loin de là.

Q: Mais pourquoi n'y avait-il pas eu d'exécution capitale depuis le 29 avril?

R: La pause faisait suite à la controverse suscitée par l'exécution ratée en Oklahoma de Clayton Lockett, à qui l'on avait injecté un nouveau cocktail létal. Le condamné avait péri au bout de 43 minutes de ce qui avait semblé un supplice. Trois minutes après l'injection du troisième et dernier médicament, il s'était mis à bouger, respirant très fort, serrant les dents et tentant de redresser la tête. Il avait fini par succomber à une crise cardiaque. L'autopsie a révélé que l'intraveineuse avait été mal installée. Cinq exécutions avaient été par la suite reportées aux États-Unis, dont une qui devait avoir lieu en Oklahoma le même soir que celle de Lockett.

Q: Les condamnés de Géorgie et du Missouri ont-ils tenté d'obtenir un sursis?

R: Marcus Wellon, meurtrier d'une adolescente, et John Winfield, condamné pour le meurtre de deux femmes, ont contesté en Cour suprême la loi permettant à leur État de garder secret tout ce qui touche à la procédure d'injection létale, y compris l'identité des fabricants et des fournisseurs des produits utilisés. Selon les condamnés de Géorgie et du Missouri, la loi du secret les exposait à des produits provenant de préparateurs douteux et, ainsi, à un «risque substantiel de douleurs importantes». La Cour suprême a rejeté leurs arguments, donnant le feu vert à leur mise à mort. Les exécutions se sont déroulées sans problèmes apparents après l'injection d'un seul produit, l'anesthésiant pentobarbital.

Q: Qu'en est-il de l'application de la peine de mort en Oklahoma?

R: Un moratoire de six mois sur les exécutions capitales continue à être en vigueur dans cet État. Pendant le moratoire, une enquête doit faire la lumière sur les circonstances entourant l'exécution ratée du 29 avril et déterminer les moyens nécessaires pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise. L'enquête est toujours en cours. L'exécution ratée d'Oklahoma avait été qualifiée de «profondément dérangeante» par Barack Obama, qui avait ordonné une révision de toutes les procédures d'injection létale du pays. Selon Richard Dieter, directeur du Centre d'information sur la peine capitale, le moratoire sur les exécutions devrait s'étendre à l'ensemble du pays tant que l'enquête de l'Oklahoma ne sera pas terminée.

Q: Y a-t-il d'autres exécutions en vue?

R: La Floride a procédé hier soir à la troisième mise à mort de la semaine aux États-Unis, la 23e depuis le début de l'année. Après avoir demandé en vain à la Cour suprême de lui donner un sursis, John Henry, Afro-Américain de 63 ans, a été exécuté avec un cocktail de trois produits. Il avait été condamné à mort en 1985 pour le meurtre de sa femme et du fils de 5 ans de celle-ci. Dix-sept autres exécutions sont prévues d'ici la fin de l'année, dont cinq au Texas. La plupart des États utilisent un cocktail de trois produits pour exécuter leurs condamnés.




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