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États-Unis: une politique étrangère malmenée

Absence de vision, manque de fermeté, déficit de... (Photo Carolyn Kaster, AP)

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Absence de vision, manque de fermeté, déficit de crédibilité, les griefs retenus contre le président Barack Obama sont aussi nombreux que les défis et crises auxquels il fait face.

Photo Carolyn Kaster, AP

Richard Hétu

Collaboration spéciale

La Presse

(New York) «Pourquoi tout le monde est-il si impatient de recourir à la force militaire après une décennie de guerre qui a entraîné des coûts énormes pour nos troupes et notre budget? Et qu'est-ce que ces critiques pensent que cela accomplirait?»

En soulevant ces questions à l'issue d'une tournée en Asie dont les résultats ont été modestes, voire décevants, Barack Obama a laissé percer mardi sa frustration devant les critiques formulées à l'égard de sa politique étrangère. Absence de vision, manque de fermeté, déficit de crédibilité, les griefs retenus contre le président américain sont aussi nombreux que les défis et crises auxquels il fait face, de la Syrie à l'Ukraine en passant par le processus de paix israélo-palestinien et les visées de la Chine en Asie.

Mais ces critiques sont-elles justifiées? Pour répondre à cette question et plusieurs autres, La Presse a fait appel à Michael O'Hanlon, expert en affaires militaires à la Brookings Institution, groupe de réflexion centriste à Washington.

Y a-t-il eu dans l'histoire récente une période où les États-Unis ont exercé avec moins d'efficacité qu'à l'heure actuelle leur influence sur la scène internationale?

On peut sans doute penser aux années 70 ou au début des années 90. Mais je ne suis même pas sûr d'être d'accord avec la prémisse de la question. Je ne vois en ce moment aucune preuve de l'inefficacité des États-Unis sur la scène internationale, du moins en ce qui concerne les questions stratégiques de premier plan.

Barack Obama n'aurait-il pas pu mieux gérer la crise ukrainienne, pour ne mentionner que celle-ci?

Non. Je pense en fait qu'il a plutôt bien géré la situation. Il a reconnu les intérêts russes en Ukraine, ouvert la porte au dialogue et instauré un mécanisme progressif de sanctions. La prudence ne doit pas être confondue avec la faiblesse.

Mais le président américain n'a-t-il pas miné sa crédibilité sur la scène internationale en refusant notamment de recourir à la force militaire pour faire respecter sa fameuse «ligne rouge» dans la crise syrienne?

Je ne pense pas que le monde se soucie vraiment de la Syrie, d'une façon ou d'une autre. C'est en fait une partie du problème, car même si je suis en désaccord avec ceux qui qualifient la politique étrangère d'Obama d'inepte, je suis d'accord pour dire qu'il est en train d'échouer en Syrie, moins à cause de la question des armes chimiques qu'à cause du cours général de la guerre.

Le chroniqueur du New York Times David Brooks a retenu l'attention dimanche en affirmant sur une chaîne de télévision américaine que le président Obama souffrait d'un «problème de virilité au Moyen-Orient». Que pensez-vous de ce type de critique?

David a le sens de la formule. Mais il écrit aussi en partie pour divertir. Je n'en dirai pas plus.

Q : Le président Obama a félicité jeudi les Irakiens ayant participé aux élections législatives de la veille dans leur pays. Partagez-vous son espoir que le processus électoral débouche sur la formation d'un gouvernement représentatif?

Personnellement, je ne suis pas encore encouragé par les élections irakiennes. J'espère pouvoir me rallier à l'opinion du président si la situation sur le terrain le justifie dans les prochaines semaines ou les prochains mois.




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