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Les républicains doivent redevenir constructifs

«Il faut qu'on commence à parler de ce... (PHOTO SUSAN WALSH, AP)

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«Il faut qu'on commence à parler de ce qu'on veut, au lieu de ce à quoi nous nous opposons», a lancé le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, très applaudi.

PHOTO SUSAN WALSH, AP

Ivan Couronne
Agence France-Presse
NATIONAL HARBOR, États-Unis

Comment gagner la Maison-Blanche? Les conservateurs américains et leur plus puissant courant, le Tea Party, ont lancé jeudi leur grande conférence annuelle, où ils tentent de tracer le chemin de la victoire après plusieurs mois de revers à Washington.

La solution passe selon plusieurs orateurs réunis près de Washington par une nouvelle maxime : les républicains doivent redevenir constructifs, et non se contenter d'être une force d'obstruction.

«Il faut qu'on commence à parler de ce qu'on veut, au lieu de ce à quoi nous nous opposons», a lancé le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, très applaudi. «Pour une bonne et simple raison : nos idées sont meilleures que celles des autres».

Le républicain, 51 ans, est loin d'être un héros du Tea Party. Il s'est affiché avec Barack Obama après l'ouragan Sandy qui a ravagé la côte du New Jersey. Et traîne une réputation de modéré, dans cet État qui a l'habitude d'élire des démocrates.

Mais il a réduit le nombre de fonctionnaires de 6000 et mis fin aux emplois à vie pour les enseignants. «Les enseignants qui enseignent peuvent rester, les autres s'en vont!»

«On ne peut pas gouverner si on ne gagne pas», a-t-il poursuivi. Son plaidoyer : utiliser comme argument de campagne les exemples de libéralisation de l'économie et de lutte contre les syndicats engagés par plusieurs gouverneurs républicains dans le pays, comme dans le Wisconsin et le Michigan.

L'un de ses rivaux potentiels à l'investiture républicaine pour la présidentielle de 2016, le sénateur Ted Cruz, 43 ans, adoré du Tea Party pour son intransigeance contre la réforme du système de santé de Barack Obama, a lui aussi cherché à dessiner les contours d'un programme, notamment dans le domaine de l'énergie et de l'éducation.

«Si vous voulez perdre les élections, ne défendez rien», a-t-il dit aux militants. «Vous gagnerez les élections en restant fermes sur les principes, en donnant de l'inspiration aux gens, et en leur disant qu'un meilleur avenir est possible».

«Dégager le passage»

Pour arrêter de perdre les présidentielles, il faut mettre fin à la chasse aux «hérétiques», et unifier le parti autour d'une plateforme conservatrice, a plaidé Mike Lee, un autre sénateur très populaire dans les rangs du Tea Party. «Il est temps que le parti républicain arrête de parler comme Ronald Reagan, et commence à agir comme lui!»

Mais l'unité, au sein de la droite américaine, reste un voeu pieux, et la conférence CPAC accueille avec méfiance les élus républicains que certains qualifient d'apparatchiks, à l'image de Mitch McConnell, un des hommes politiques les plus puissants du pays en tant que chef des républicains du Sénat.

Si le sénateur a été salué par une ovation en arrivant sur scène en brandissant un fusil, la suite de son discours express fut à peine émaillée d'applaudissements polis, car M. McConnell illustre pour le Tea Party l'«establishment» de Washington, corrompu par les lobbies, les réseaux, un homme loin du peuple. Il fait face à un candidat du Tea Party très agressif dans les primaires de son État du Kentucky.

«Nous avons besoin de sang neuf», explique Hal Doiron, 72 ans, venu de la banlieue de Houston, au Texas. «Le parti républicain, pour gagner, a besoin d'élire des candidats qui soient acceptables par le Tea Party. Mais comme le Tea Party fait activement campagne contre certains républicains de l'establishment, ça les rend très nerveux».

Depuis l'automne dernier, le courant anti-État et anti-impôt du Tea Party a subi plusieurs revers face aux républicains «modérés», consternés par l'inflexibilité jugée suicidaire de leurs collègues - sur le budget, la dette, les subventions agricoles.

Les partisans de la mouvance ne veulent croire qu'à une défaite temporaire, et ne désarment pas. Un sentiment résumé par le quadragénaire Mike Lee dans un avertissement sans équivoque, sur la scène de la conférence : «L'"establishment" du parti républicain peut nous suivre, nous rejoindre, ou dégager le passage!»




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