Agressions sexuelles: les étudiants de l'armée redoutent les représailles

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Les responsables du Pentagone reconnaissent ne pas savoir si la baisse du nombre d'agressions sexuelles était due à la baisse du nombre de cas ou bien au fait que les victimes sont moins nombreuses à en faire état.

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Agence France-Presse
Washington

Les agressions sexuelles ont diminué dans deux des trois écoles militaires américaines, mais leurs étudiants craignent toujours des représailles s'ils en font état, a indiqué vendredi un rapport du Pentagone.

Les étudiants de ces prestigieuses académies militaires ont aussi peur d'éventuels comportements sexistes de leurs responsables, ce qui souligne le besoin pour la hiérarchie militaire d'améliorer le climat au sein de ces écoles, ajoute ce rapport annuel.

Les étudiants estiment que leurs supérieurs prennent les agressions sexuelles au sérieux, mais «estiment que la pression de leurs pairs est un obstacle à leur mise à jour», a indiqué le général Jeffrey Snow, directeur du Bureau chargé de la prévention de ces agressions sexuelles.

«Ce n'est pas bon», en a conclu M. Snow, qui a présenté à la presse ce rapport sur les agressions sexuelles dans les écoles militaires. Celles-ci ont fait l'objet d'un examen approfondi suite à la recrudescence d'agressions similaires au sein de l'armée.

«L'agression sexuelle est un crime et n'a pas sa place dans les écoles militaires, comme il n'a pas sa place au sein de nos forces» armées, a-t-il ajouté.

Le nombre d'agressions sexuelles a diminué au sein de l'École militaire et de l'École de l'US Air Force au cours de l'année 2012-13, par rapport aux années précédentes, selon ce rapport.

Mais leur nombre a augmenté légèrement à l'École navale américaine, passant de 13 cas en 2011-12 à 15 cas en 2012-13.

Les responsables du Pentagone ont reconnu cependant ne pas savoir si la baisse du nombre d'agressions sexuelles était due à la baisse du nombre de cas ou bien au fait que les victimes sont moins nombreuses à en faire état.

Le Pentagone a besoin que ses futurs responsables restaurent un climat de dignité pour que les étudiants puissent avoir «le courage de prendre des mesures quand ils sont confrontés à un risque d'agression sexuelle, de harcèlement sexuel, ou de comportement déplacé», a précisé M. Snow.

Les cadets et les officiers de la Marine ont reconnu leur «réticence à faire état d'incidents d'agressions sexuelles ou de harcèlement sexuel en raison des conséquences que cela pourrait avoir sur leur réputation».

L'alcool joue un rôle majeur dans les agressions sexuelles, indique aussi le rapport.




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