Les États-Unis ont condamné samedi «dans les termes les plus sévères» l'attentat suicide près du consulat indien de Jalalabad, ville de l'est de l'Afghanistan, qui a fait neuf morts selon un nouveau bilan officiel indien.

Publié le 3 août 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Les États-Unis condamnent dans les termes les plus sévères l'attentat près du consulat indien de Jalalabad qui a causé la mort de civils innocents incluant des femmes et des enfants», a déclaré la porte-parole du Département d'État Jen Psaki «Malgré l'attentat d'aujourd'hui nous restons engagés à travailler avec nos partenaires afghans, indiens et d'autres partenaires internationaux pour construire un Afghanistan sûr et prospère, libéré de la violence insensée», a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Parmi les neuf morts de cet attentat suicide se trouvent sept enfants qui étaient dans une mosquée à proximité de l'endroit où la voiture a explosé.

Syed Akbaruddin, porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, a indiqué sur son compte Twitter que l'attaque avait eu lieu «en face» du consulat et que tous les responsables de la mission diplomatique étaient sains et saufs.

Les talibans afghans ont nié toute implication dans cette attaque.

Les talibans avaient aussi nié toute implication dans l'assaut, en mai dernier, contre les bureaux du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Jalalabad, ville située sur la route reliant des sanctuaires de combattants islamistes au Pakistan à la capitale afghane.

L'Inde a été un soutien important au gouvernement de Kaboul succédant aux Talibans, et a fourni une aide de plus de deux milliards de dollars. Et des analystes ont souvent mis en garde devant la menace d'un conflit armé en Afghanistan entre l'Inde et son rival historique, le Pakistan.

En 2008, un attentat à la voiture piégée contre l'ambassade indienne à Kaboul avait fait près de 60 morts. Les autorités indiennes avaient alors accusé le Lashkar-e-Taïba, un groupe islamiste armé pakistanais anti-indien, d'avoir perpétré cette attaque.