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Un soldat américain coupable d'avoir tué cinq militaires en Irak

Le père de John Russel montre une photo... (Photo d'archives Reuters)

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Le père de John Russel montre une photo de son fils, reconnu coupable du meurtre de cinq de ses collègues.

Photo d'archives Reuters

Agence France-Presse
Los Angeles

Un soldat américain a été reconnu coupable lundi d'avoir tué avec préméditation cinq de ses collègues militaires en Irak en 2009, au terme d'un accord passé avec l'accusation qui lui évite la peine de mort.

Le sergent John Russell est poursuivi pour les meurtres de cinq militaires dans une clinique pour les soldats souffrant de stress post-traumatique à Camp Liberty, la plus grande base américaine en Irak.

Russell, qui avait nié dans un premier temps, a finalement admis les meurtres le mois dernier, dans le cadre d'un accord obtenu par ses avocats sur la base de Lewis-McChord, dans l'État de Washington, où se déroulent les audiences.

Lundi, le juge l'a formellement déclaré coupable: «Le sergent Russell a été déclaré coupable de meurtre avec préméditation», a déclaré Gary Dangerfield, porte-parole de la base militaire, située au sud de Seattle.

Russell encourt à présent la prison à vie sans possibilité de libération anticipée. La sentence devrait être prononcée d'ici une semaine, a ajouté M. Dangerfield.

À l'époque, les cinq morts de Camp Liberty représentaient le bilan mensuel le plus meurtrier pour les forces américaines en Irak. La tuerie était en outre intervenue à un moment critique de l'occupation militaire du pays envahi en 2003.

Russell en était à son troisième déploiement en Irak et son unité se préparait à quitter le pays. Mais en raison de l'état mental du soldat, son supérieur avait demandé une semaine avant la fusillade que son arme lui soit confisquée, et qu'il bénéficie d'entretiens de soutien.

Après avoir plaidé coupable le mois dernier, Russell a donné pour la première fois un compte-rendu des meurtres. Les victimes ont été trois soldats recevant des soins à la clinique et deux officiers médecins.

«Je l'ai juste fait parce que j'avais la rage, monsieur», a-t-il dit au juge militaire, le colonel David Conn, décrivant comment il était allé de chambre en chambre pour abattre les patients et leurs médecins.




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