Le général américain Philip Breedlove a pris lundi son poste de commandement suprême des forces de l'OTAN (SACEUR), en affirmant que ses priorités étaient de garantir «la cohésion» des 28 pays membres de l'Alliance atlantique et de réussir «la transition en Afghanistan» à la fin 2014.

Publié le 13 mai 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le général Breedlove, 57 ans, a remplacé au plus haut poste militaire de l'OTAN un compatriote, l'amiral James Stavridis, au cours d'une cérémonie au siège du centre des forces armées de l'Alliance (SHAPE), situé à Mons, dans le sud de la Belgique, qui était présidée par le secrétaire général de l'alliance, Anders Fogh Rasmussen, a constaté un journaliste de l'AFP.

Général quatre-étoiles ayant passé près du tiers de sa carrière dans l'US Air Force, le nouveau patron militaire de l'OTAN avait été nommé fin mars par les autorités américaines après le retrait du général John Allen, l'ancien patron de la coalition internationale en Afghanistan, qui avait finalement renoncé au poste de SACEUR.

La nomination de John Allen avait été auparavant suspendue en raison de l'enquête liée au scandale qui coûta à David Petraeus son poste de directeur de la CIA. Cité dans cette enquête, le général Allen avait été finalement blanchi.

Le général Breedlove, 17e Américain à occuper le poste de SACEUR, inauguré en 1951-52 par le général Dwight Eisenhower, a déclaré que «sa priorité était d'assurer que l'OTAN reste vigilante et préparée à faire face aux défis et aux menaces futures, avec des forces armées compétentes et complémentaires». «Garantir leur cohésion est ma priorité», a-t-il précisé.

Sur le plan opérationnel, il devra mener à bien le retrait progressif des forces internationales combattantes en Afghanistan d'ici à la fin 2014 et le lancement d'une nouvelle opération destinée à «soutenir et conseiller» l'armée afghane à partir de 2015.

Concernant la Syrie, M. Rasmussen a indiqué devant la presse que la Turquie n'avait «pas demandé de soutien» de ses partenaires de l'OTAN à la suite de l'attentat à la voiture piégée de Reyhanli, à la frontière syrienne, où une double explosion a fait samedi 48 morts et plus d'une centaine de blessés. «Je condamne avec force cette attaque», a ajouté M. Rasmussen.

À la demande d'Ankara, une réunion d'urgence de l'OTAN s'était tenue en octobre, après des tirs d'obus syriens ayant touché un village turc. Depuis lors, des batteries de missiles Patriot ont été déployées par l'alliance en Turquie pour protéger sa frontière d'éventuelles attaques.