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Cleveland, le temps des retrouvailles: des ballons, des sourires, des larmes

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Le visage dissimulé sous un pull à capuche, Gina DeJesus, qui n'avait que 14 ans lorsqu'elle a été enlevée, a simplement levé le pouce en direction de la foule avant de disparaître dans sa maison.

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Drame à Cleveland

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Drame à Cleveland

Trois jeunes femmes qui avaient disparu il y a une dizaine d'années, ont été retrouvées en vie dans une maison de Cleveland, en Ohio, le 6 mai 2013. »

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Mira OBERMAN
Agence France-Presse
Cleveland, Ohio

Pancartes, ballons, larmes et embrassades: deux des trois jeunes femmes séquestrées par trois frères durant une dizaine d'années à Cleveland sont rentrées chez elles, mercredi, sous les applaudissements et les cris de joie de nombreux voisins.

Deux jours après avoir été libérées par un voisin, Amanda Berry et Gina DeJesus ont retrouvé leurs proches. La troisième, Michelle Knight, reste pour l'heure hospitalisée.

Amanda Berry, 27 ans, est arrivée en fin de matinée en voiture à l'arrière de la maison de sa soeur avec sa fille, Jocelyn, 6 ans, née en captivité. De nombreux ballons flottaient et des banderoles «Welcome Home» étaient déployées.

Dans la plus grande confusion et sous les applaudissements, sa soeur, Beth Serrano, s'est adressée aux très nombreux journalistes présents alors que les chaînes d'information retransmettaient l'événement en direct.

Beth Serrano a remercié les médias et les voisins pour leur soutien. Elle a demandé qu'on respecte la vie privée de sa famille pour qu'Amanda prenne le temps de se remettre, puis elle a fondu en larmes.

«C'est un jour joyeux et triste aussi pour Amanda, car sa maman n'est plus là», a confié une cousine. La mère d'Amanda, Louwana Miller, est morte en mars 2006, «de chagrin» selon ses proches.

Deux membres de la famille de l'une des autres jeunes femmes séquestrées, Gina DeJesus, étaient venues assister à cet émouvant retour, en attendant que Gina regagne à son tour son domicile.

La soeur d'Amanda Berry, Beth Berry Serrano.... (Photo Emmanuel Dunand, AFP) - image 2.0

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La soeur d'Amanda Berry, Beth Berry Serrano.

Photo Emmanuel Dunand, AFP

«Gina est très calme, elle ne parle pas beaucoup et nous ne sommes pas encore allées la voir, on veut la laisser respirer après tout ce qu'elle a enduré», a déclaré Rosa Garcia, 50 ans, une cousine de Gina DeJesus. «Nous sommes heureuses parce que même si on gardait espoir, une part de nous pensait qu'on la retrouverait morte.»

«On ne veut pas être trop envahissants», a ajouté sa fille Miriam. «C'est un miracle que ça se termine comme ça.»

«Ne pas aller se venger»

En début d'après-midi, Gina DeJesus, très attendue, est rentrée à son tour chez ses parents. Là aussi, de nombreux ballons et des banderoles avaient été attachés sur la barrière du jardin.

Le visage dissimulé sous un pull à capuche, Gina DeJesus était soutenue par une autre femme lorsqu'elle est sortie de la voiture. La jeune femme, qui n'avait que 14 ans lorsqu'elle a été enlevée, a simplement levé le pouce en direction de la foule avant de disparaître dans sa maison.

Plusieurs personnes ont pris la parole quelques minutes plus tard devant la demeure familiale.

«Je me pince toujours pour y croire», a dit Nancy Ruiz, la mère de Gina, très émue.

«Je ne peux pas décrire la joie de la voir, de savoir qu'elle est là. C'est mon plus beau cadeau de fête des mères.»

«Il n'y a pas de mots pour exprimer la joie que l'on ressent avec le retour de Gina», a ajouté Sandra Ruiz, tante de Gina, qui a remercié la police et le FBI pour leur travail.

«Maintenant, on vous demande d'être patients, de nous donner du temps et de respecter notre vie privée pour que nous puissions guérir. On vous demande aussi de ne pas aller vous venger contre la famille ou les suspects de ce crime. Laissons la police faire son travail.»

Plus tôt dans la journée une cousine des trois frères soupçonnés de l'enlèvement et de la séquestration des trois jeunes femmes avait confié son bouleversement et sa honte, affirmant que sa famille ignorait tout.

«Au nom de la famille Castro, je voudrais dire aux victimes combien nous sommes désolés pour leur douleur, pour ce qu'elles ont enduré. Et si tout cela a été fait par un membre de notre famille, il devra payer», a déclaré Maria Castro-Montres.




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