Eric Shinseki, le secrétaire chargé des Anciens combattants, est absent de la cérémonie d'investiture de Barack Obama lundi parce qu'il a été désigné pour assurer la présidence en cas de malheur ce jour-là.

Publié le 21 janv. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

M. Shinseki, ancien général quatre étoiles, et membre du Cabinet de Barack Obama depuis 2009, devrait ainsi se tenir dans un lieu secret le temps de l'investiture.

Les plus hauts responsables du pays, dont le vice-président, le président de la Chambre des représentants, le doyen du Sénat, les ministres de Barack Obama ainsi que les membres de la Cour suprême sont tous rassemblés au Capitole, siège du Congrès américain, pour assister à la prestation de serment.

Pour assurer la continuité de l'État en cas d'attentat terroriste qui décapiterait l'exécutif américain, la charge retombe donc cette année sur Eric Shinseki, 17e dans l'ordre de succession à la présidence.

En 2009, c'est Robert Gates, le secrétaire à la Défense, qui avait été «privé» de cérémonie et avait passé la journée sur une base militaire hors de Washington.

La capitale fédérale est sous haute surveillance pour la seconde investiture du président Obama où jusqu'à 800 000 personnes étaient attendues.

Quelque 30 000 policiers, militaires et membres du Service Secret se sont déployés dès le milieu de la nuit pour boucler une large zone autour du Capitole, de l'esplanade du «Mall» et de la Maison-Blanche.

Le vice-président Joe Biden et Barack Obama ont prêté serment face à la foule, abrités derrière une vitre blindée. Ils doivent ensuite remonter Pennsylvania Avenue vers la Maison-Blanche à l'occasion de la traditionnelle parade.

Dans l'éventualité d'un malheur, un «successeur désigné» est aussi choisi à l'occasion du grand discours annuel sur l'état de l'Union quand toute la classe politique américaine est réunie. Cette année, le discours sur l'état de l'Union aura lieu le 12 février.

Avec le même souci, le Congrès a commencé, au moins à partir de 2004, à désigner un ou plusieurs sénateurs et représentants qui n'assistent pas au discours sur l'état de l'Union, selon le service de recherche du Congrès.