Le président américain Barack Obama est venu jeudi soutenir les droits des homosexuels à New York, mais ne s'est pas prononcé ouvertement sur leur mariage, alors que l'État attendait toujours un vote imminent du Sénat sur le sujet.

AGENCE FRANCE-PRESSE

À son arrivée à 19H00 dans un hôtel du centre de Manhattan où gala de souscription était organisé pour la communauté homosexuelle ou LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transsexuels), le président a embrassé Jonathan Hopkins, un ancien combattant homosexuel.

«Voilà le président qui a abrogé la loi qui imposait le silence aux homosexuels, merci mille fois Monsieur le Président», s'est exclamé l'ancien militaire médaillé, exclu de l'armée en 2010 en vertu de la législation interdisant aux homosexuels de dire leur orientation.

Barack Obama a promulgué fin décembre une loi mettant fin à 17 ans d'un texte controversé, dit «Don't ask, don't tell» (Ne rien demander, ne rien dire) qui obligeait les homosexuels et lesbiennes de l'armée à taire leur orientation sexuelle sous peine d'être radiés.

Le président s'est félicité de la présence dans la salle, où quelque 600 convives avaient payé entre 1.250 et 2.500 dollars leur place à table, de l'influente présidente du Conseil municipal de New York Christine Quinn, une homosexuelle militante qui vit avec sa compagne. «Christine Quinn est une de mes grandes amies», a ponctué le président.

«Je crois que les homosexuels ont les mêmes droits légaux que les autres couples dans ce pays», a lancé Barack Obama, qui n'est pas allé jusqu'à soutenir ouvertement le mariage homosexuel, un pas qu'il n'a jamais franchi même s'il milite pour l'égalité des droits et la disparition des discriminations.

«Mariage, mariage, dites +oui+ au mariage!» entendait-on crier çà et là dans la salle. «Je vous ai entendu les amis, et croyez moi ou pas, je m'attendais à vos remarques», a rétorqué le président en riant.

Barack Obama a rappelé toutes les avancées de ces deux dernières années en matière de suppression des discriminations. «Voilà comment on progresse, en maintenant la pression, y compris sur moi», a-t-il conclu sous les applaudissements de la salle.