Le président américain Barack Obama a nommé vendredi le diplomate James Jeffrey nouvel ambassadeur en Irak en remplacement de Christopher Hill, une nomination qui devra être confirmée par le Sénat.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Dans un communiqué annonçant plusieurs nominations dans la diplomatie américaine, dont celle de M. Jeffrey, le président Obama a déclaré: «Je suis reconnaissant que ces hommes et femmes d'expérience aient accepté de servir au sein de mon administration», ajoutant qu'il «était impatient de travailler avec eux au cours des prochains mois et prochaines années».

Le diplomate de carrière James Jeffrey est actuellement ambassadeur des États-Unis en Turquie.

Il succède à Christopher Hill, un diplomate chevronné qui avait pris ses fonctions il y a un peu plus d'un an. Le Sénat américain avait approuvé la nomination de ce dernier en avril 2009 au terme d'un long débat. Le choix de M. Hill avait été inattendu notamment parce qu'il ne parle pas arabe et parce qu'il n'est pas considéré comme un spécialiste du Moyen-Orient.

Un haut responsable du département d'État a indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat que M. Hill «prenait sa retraite», sans fournir davantage d'explications.

M. Jeffrey dispose pour sa part d'une solide expérience du Moyen-Orient, selon sa biographie officielle sur le site du département d'État.

Avant d'être nommé à Ankara, il a été conseiller adjoint à la sécurité nationale et assistant du président à la Maison-Blanche sous l'administration de George W. Bush.

Auparavant, il s'était occupé des affaires liées au Proche-Orient au sein du département d'État. Il a notamment été le conseiller spécial du département d'État pour l'Irak et responsable adjoint d'une mission à Bagdad de juin 2004 à mars 2005, avant d'être chargé d'affaires en Irak.

Ce diplomate de carrière a également été en poste dans différents pays, dont le Koweït, la Tunisie, l'Albanie ou encore l'Allemagne.

Sa nomination survient alors que les dirigeants politiques ne parviennent toujours pas à se mettre d'accord sur la formation d'un nouveau gouvernement en Irak et que les forces américaines doivent être ramenées à l'automne à 50 000 contre 92 000 actuellement, conformément à la stratégie de retrait graduel de ce pays énoncée par le président Barack Obama.