Les grandes lignes d'un projet de réforme de l'immigration aux États-Unis ont été présentées jeudi par les responsables de la majorité démocrate du Sénat américain.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Les propositions présentées jeudi, qui ne constituent pas encore un projet de loi, mettent l'accent sur la sécurité frontalière et prévoient jusqu'à huit années d'attente pour qu'un immigrant illégal puisse régulariser sa situation.

Elles ont été qualifiées jeudi par le président Barack Obama «d'étape très importante vers une refonte de notre système d'immigration défaillant».

Parmi les grandes lignes présentées mardi, figurent le recrutement de «milliers» de nouveaux agents des douanes et la création d'un corps auxiliaire pour assister la police des frontières qui compte déjà 20 000 hommes.

En outre, les travailleurs étrangers devront être munis d'une carte de Sécurité sociale biométrique.

Cette initiative des démocrates intervient après une polémique provoquée par la promulgation vendredi par la gouverneur de l'Etat d'Arizona (sud-ouest) d'une nouvelle loi visant durement les suspects d'immigration illégale.

Par ailleurs, les démocrates présentent ces propositions après que le sénateur républicain Lindsey Graham, qui a travaillé sur un projet de réforme pendant des mois avec le démocrate Charles Schumer, a annoncé la semaine dernière son retrait des négociations.

Les républicains s'opposent au projet de loi en l'état.

Le chef de la majorité démocrate du Sénat Harry Reid a reconnu jeudi lors d'une conférence de presse que «sans l'aide des républicains, nous ne débattrons pas de ce projet de loi» en séance plénière.

M. Graham estime que les velléités démocrates de faire passer la réforme de l'immigration avant le projet de loi sur le climat -sur lequel le républicain s'est également investi- sont une «manoeuvre politique».