Darryl Durr, un Noir américain de 46 ans, a été exécuté mardi dans l'Ohio pour le viol et le meurtre d'une adolescente de 16 ans en 1988, a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires.

AGENCE FRANCE-PRESSE

La mort du condamné a été prononcée à 10H36 locales, douze minutes après le début de l'injection mortelle, a-t-on précisé.

Darryl Durr avait déposé plusieurs recours de dernière minute dans les jours précédents son exécution. L'un d'entre eux réclamait que des tests ADN soient réalisés sur un collier appartenant à la victime, un autre proclamait que l'État de l'Ohio ne pouvait pas légalement acheter les anesthésiques servant à exécuter les condamnés sans prescription médicale.

Dans un troisième recours, il affirmait être allergique à certains anesthésiants laissant planer un doute sur les souffrances qu'il pourrait endurer lors de sa mise à mort.

Tous ces appels, ainsi que celui déposé devant la Cour suprême ont été déboutés.

Darryl Durr avait été condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une adolescente de 16 ans en janvier 1988. Selon la presse locale, le jeune homme, alors âgé de 24 ans, vivait avec la mère de son bébé et la victime était une amie de celle-ci.

Son corps, dissimulé dans un ravin, a été retrouvé trois mois après sa mort et Darryl Durr a été confondu huit mois plus tard par sa compagne. Selon elle,  l'adolescente avait été violée et étranglée à l'aide d'une laisse de chien.

Il s'agit de la 13e exécution aux États-Unis en 2010, la quatrième dans l'Ohio, État qui pratique une méthode d'injection mortelle unique dans le pays, avec un seul produit, un puissant anesthésiant, diffusé en intraveineuse.

La méthode d'exécution de l'Ohio avait été remise en question le 15 septembre 2009 lorsque l'équipe d'exécution n'a pas réussi à trouver une veine dans le corps de Romell Broom où sécuriser une intraveineuse. Le condamné à mort est donc retourné vivant dans sa cellule, une première aux États-Unis depuis plus de 60 ans.