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États-Unis: un ancien «combattant ennemi» lié à Al-Qaïda plaide coupable

Ali al-Marri

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Ali al-Marri Ali al-Marri

Photo: Reuters

Agence France-Presse
PEORIA

L'ancien «combattant ennemi» Ali al-Marri a plaidé coupable jeudi de «soutien matériel» au réseau terroriste Al-Qaïda devant un tribunal fédéral de l'Illinois (nord), après avoir été détenu sans procès plus de cinq ans sur le sol américain.

La procédure de plaider-coupable prévoit que M. al-Marri purge une peine de 15 ans de prison, soit moitié moins que ce qu'il risquait si son procès avait eu lieu.

L'accord prévoit en effet l'abandon du chef d'accusation «complot», tel que formulé à côté du «soutien matériel», lors de son inculpation fin février devant un juge fédéral de Peoria, dans l'Illinois. En mars, il avait plaidé non coupable.

Sa peine sera définitivement fixée le 30 juillet.

M. al-Marri a reconnu avoir été entraîné dans des camps terroristes au Pakistan entre 1998 et 2001 et y avoir rencontré Khalid Sheikh Mohammed, cerveau autoproclamé des attentats du 11 septembre 2001.

Dernier «combattant ennemi» - selon la terminologie utilisée par l'administration de l'ancien président George W. Bush, abandonnée depuis - détenu sur le sol américain, M. al-Marri, citoyen qatari et saoudien de 43 ans, était arrivé aux Etats-Unis en famille le 10 septembre 2001 muni d'un visa étudiant en règle.

Arrêté quelques mois plus tard pour escroquerie à la carte bancaire, il attendait son procès lorsqu'en 2003 le président Bush l'a déclaré «combattant ennemi».

Il a alors été transféré dans une prison militaire à Charleston (Caroline du Sud), enfermé à l'isolement. Il y a selon ses avocats subi des violences lors d'interrogatoires musclés.

L'absence d'inculpation les a poussé à mener l'affaire devant la Cour suprême qui avait accepté de répondre à la question de savoir si le président des Etats-Unis avait le pouvoir de détenir indéfiniment quelqu'un sur simple soupçon de terrorisme, sans charge ni procès.

Mais l'inculpation formelle de M. al-Marri devant un tribunal civil a été une des premières décisions du nouveau président américain Barack Obama. La Cour suprême s'est donc désaisie.




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