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Nucléaire iranien: la Maison-Blanche dément assouplir sa position

Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs.... (Photo: AP)

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Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs.

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Agence France-Presse
Washington

La Maison-Blanche a dit mardi que son objectif restait d'obtenir de l'Iran qu'il suspende ses activités nucléaires les plus sensibles et a qualifié d'inexact un article affirmant que Washington pourrait renoncer à une condition primordiale pour parler à Téhéran.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, est cependant resté vague dans son démenti et n'a pas précisé quelle partie de l'article du New York Times était inexacte selon lui.

Le New York Times écrivait mardi que l'administration Obama pourrait renoncer à une vieille exigence américaine pour que s'ouvrent des discussions avec le gouvernement iranien sur son programme nucléaire: selon des propositions que les Etats-Unis et leurs alliés européens sont en train de préparer, l'Iran pourrait continuer ses activités d'enrichissement d'uranium pendant un certain temps après l'ouverture de négociations, disait le journal.

«Ce ne serait pas la première fois que je me tiendrais à cette tribune après avoir lu dans le journal quelque chose qui, selon moi, n'était pas exact», a dit M. Gibbs.

Les conversations que le secrétaire d'Etat adjoint Williams Burns a eues la semaine passée avec ses interlocuteurs européens «ont été très claires quant à la stratégie à suivre, et l'objectif reste le même», a dit M. Gibbs. «C'est (...) la suspension par l'Iran de son programme nucléaire illicite et le respect de ses obligations et de ses responsabilités», a-t-il dit.

Le New York Times ne dit pas cependant que l'administration aurait renoncé à cet objectif et cite même des responsables américains selon lesquels l'objectif restait au bout du compte que la République islamique cesse l'enrichissement d'uranium.

Les Etats-Unis et l'Iran n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980. Ces dernières années, le programme nucléaire iranien a cristallisé l'animosité entre les deux pays. Les Etats-Unis et leurs alliés suspectent la République islamique de chercher à fabriquer la bombe atomique sous le couvert d'un programme nucléaire civil, ce que l'Iran dément. L'enrichissement d'uranium, qui peut être détourné de sa finalité civile vers des fins militaires, est au coeur des préoccupations.

L'administration Bush a longtemps laissé ses partenaires internationaux chercher à convaincre l'Iran de renoncer à enrichir, avant d'accepter de prendre part aux discussions, à condition que la République islamique suspende d'abord l'enrichissement.

Depuis son accession à la présidence, M. Obama a multiplié les ouvertures aux Iraniens.

L'émissaire américain William Burns a participé à part entière la semaine passée à une réunion des puissances engagées dans les négociations avec l'Iran et les Etats-Unis ont annoncé leur intention de s'asseoir désormais régulièrement à la table des discussions avec l'Iran.

En renonçant à faire d'une suspension de l'enrichissement un préalable, l'administration Obama confirmerait sa disposition déjà clairement exprimée à discuter sans condition.

Selon des responsables européens cités par le New York Times, M. Obama, ses collaborateurs et leurs interlocuteurs lors du récent voyage du président américain en Europe sont convenus que les Iraniens n'accepteraient pas de cesser leurs activités aussitôt que commenceraient des discussions.

Le journal cite un haut responsable américain selon lequel les délibérations sont toujours en cours sur les termes d'un début de négociations.




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