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Bush laisse l'Irak décider du sort du lanceur de chaussures

Un jeune Irakien tient un soulier où il... (Photo: AP)

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Un jeune Irakien tient un soulier où il est inscrit Bush.

Photo: AP

Agence France-Presse
Washington

Le président américain George W. Bush a estimé mardi que les autorités irakiennes ne devaient «pas réagir avec excès» à l'égard du journaliste qui a lancé ses chaussures vers lui, en pleine conférence de presse à Bagdad.

Interrogé, lors d'une interview sur CNN, sur le sort de Mountazer al-Zaïdi, journaliste de la chaîne al-Bagdadia, qui a lancé dimanche ses chaussures et une bordée d'injures à M. Bush, le président américain a répondu: «Je ne sais pas ce que (les autorités irakiennes) vont faire. Je ne suis même pas sûr de sa situation. Elles ne doivent pas réagir avec excès», a-t-il estimé.

«Au début, je n'ai pas eu vraiment le temps de réfléchir, j'étais occupé à esquiver» les chaussures, a-t-il dit, ajoutant «cela a été l'un des moments les plus bizarres de ma présidence!»

«J'étais prêt à répondre à des questions de la part d'une presse libre, dans un Irak démocratique, et ce gars se lève et me jette une chaussure», raconte M. Bush. «C'était une façon intéressante de s'exprimer...», poursuit-il sans sembler manifester de rancune.

Son geste, l'un des plus insultants en Irak, où il a divisé l'opinion est volontiers considéré comme l'expression du ressentiment éprouvé dans le monde musulman contre M. Bush et sa décision de faire la guerre en Irak, une interprétation que réfute la Maison Blanche.

Mais certains dans la région ont fait du journaliste al-Zaïdi un héros et les voix s'élèvent pour réclamer sa libération.

Maîtrisé après son geste, il a été emmené par les services de sécurité irakiens. Il risquerait plusieurs années de prison.

Mais, selon son frère, il a été hospitalisé mardi avec un bras et des côtes cassées à l'hôpital Ibn Sina de Bagdad, dirigé par les services de santé de l'armée américaine.

A Washington, un porte-parole du département d'Etat, Robert Wood, a dit ne pas savoir si le journaliste avait été frappé.

Plus tôt dans la journée, la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino avait aussi affirmé que M. Bush était satisfait de la protection prodiguée par ses services de sécurité, malgré les interrogations soulevées par les événements de dimanche.

«Le président croit que l'Irak est un pays souverain, un pays démocratique, ils suivront la procédure qui est la leur.

Mais, comme je l'ai déjà dit, le président n'a pas de rancoeur après cet incident», a-t-elle déclaré à la presse.

«Je ne pense pas que vous puissiez considérer qu'un gars lançant sa chaussure est représentatif du peuple irakien», a-t-elle ajouté.

Le président Bush a par ailleurs redit sur CNN que la décision d'envoyer les troupes américaines en Irak avait été la plus importante de sa présidence et la plus lourde de conséquences.




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