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Les marchands font des affaires en or avec l'Obamania

Oubliés, les T-shirts FBI, les casquettes de baseball I Love NY, les boules à... (Photo: AFP)

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Associated Press
Washington

Oubliés, les T-shirts FBI, les casquettes de baseball I Love NY, les boules à neige avec la Maison-Blanche dedans... Dans les boutiques américaines de souvenirs, à Washington surtout, il n'y en a plus que pour Barack Obama, homme providentiel qui se décline sur tous les tons, en mugs, affiches, bagdes, poupées, et même cigares.

«Tout le monde est fou d'Obama. C'est la folie furieuse», explique Johndell McLean, 30 ans, employé chez un marchand de souvenirs proche du Capitole, spécialisé dans le typiquement washingtonien. On n'y trouve plus que du Obama, y compris en sauce piquante et bonbons à la menthe. Sans compter des T-shirts où l'on voit la carte des États-Unis, barrés de la mention changement de direction... «Mais ce qui s'arrache le plus, c'est tout ce qui arbore le visage d'Obama: tout se vend», explique McLean.

Les gadgets McCain/Palin prennent la poussière: bien qu'en solde, plus personne n'en veut, même à deux dollars. Alors que la plus banale des tasses à l'effigie Obama, elle, se vend plus du double...

Si l'Obamania est indiscutablement une bonne affaire pour les marchands de souvenirs de Washington, New York et autres, la manne est difficile à quantifier, car il s'agit souvent de vendeurs à la sauvette et de marché noir.

Et ce n'est qu'un début. La folie va sans doute s'emballer alors qu'approche l'entrée en fonction officielle du premier président noir des États-Unis. «Ce 20 janvier, l'Inauguration Day, c'est un peu, commercialement parlant, comme la sortie d'un très gros film», note Martin Brochstein, vice-président de l'International Licensing Industry Merchandisers Association.

Avant de quitter Washington où il étudie pour rentrer passer Noël en Californie, Barry Harris, 27 ans, a fait provisions de cadeaux: près de 300 dollars de produits Obama. Dont un T-shirt associant l'effigie du président-élu à celle de Martin Luther King, avec le message À dream come true, ce rêve du militant des droits civiques assassiné devenu réalité avec l'élection du premier Afro-américain à la tête du pays: c'est vraiment très représentatif des progrès effectués, vraiment un moment d'histoire pour la communauté afro-américaine», note le jeune homme.

Et le filon commémoratif semble inépuisable, le parti démocrate engrangeant une bonne part des bénéfices.

On y trouve, vue à la télé, la Victory Plate, l'assiette de la victoire, gravée, portant le score obtenu et le message Change has come. Son sourire confiant et ses yeux pleins de bonté sont une source d'inspiration pour nous tous», vante en boucle le narrateur cherchant à vendre son assiette aux téléspectateurs du câble...

Les journaux aussi, que les Américains se sont arrachés dans le pays ce fameux 4-novembre 2008 et dont l'édition historique se vend désormais au prix fort, ont sauté sur l'occasion. Le Washington Post décline en cabas, T-shirts et mugs sa Une du jour d'après. En outre, pour le fameux Inauguration Day, une rubrique spéciale Welcome to the White House permettra, pour la modique somme de dix dollars, à n'importe qui d'écrire son message personnel de voeux au président.

Le New York Times, lui, met en vente encore plus de gadgets Obama, et aussi des photos du très photogénique président-élu, pour une gamme de prix allant de 200 à plus de 1 000 dollars (cette dernière encadrée et signée, pas par Barack Obama, juste par le photographe...)

Capitaliser sur l'image du nouveau président n'a rien de nouveau, les Américains le font depuis l'époque de George Washington, rappelle Larry Bird, conservateur des collections de campagne électorale au Musée national de l'histoire américaine.

Le musée, qui possède notamment un badge de la prestation de serment de Washington ou une banderole de celle de Thomas Jefferson en 1801, a déjà acheté une figurine Action man d'Obama (vendue sous le slogan un homme d'action en qui on peut croire...) ainsi que des affiches et autres matériels de campagne de la folle année électorale écoulée.

Au fil des ans, explique Larry Bird, nouvelles technologiques aidant, les fabricants ont fait tellement de progrès que ces gagdets sont de plus en plus faciles à fabriquer, et désormais produits de plus en plus vite après l'élection. N'importe qui peut fabriquer un badge, n'importe qui peut produire une affiche...Et n'importe qui peut accepter une carte de crédit, s'amuse-t-il.




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