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Premier cas d'Ebola au Sénégal

«La personne a été localisée à l'hôpital de... (PHOTO AFP/SEYLLOU)

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«La personne a été localisée à l'hôpital de Fann (à Dakar, NDLR). Il s'agit d'un jeune Guinéen qui a été aussitôt mis en quarantaine», a déclaré la ministre sénégalaise de la Santé Awa Marie Coll Seck.

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Virus Ebola
Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Malick ROKHY BA
Agence France-Presse
DAKAR

Le Liberia doit lever samedi matin la quarantaine d'un quartier de la capitale, 10 jours après avoir imposé son isolement face à la progression de l'épidémie d'Ebola, qui touche désormais le Sénégal.

La quarantaine du quartier de West Point à Monrovia, imposée le 20 août, doit être levée à 6h (locales, 2h HAE).

La décision a été prise sur recommandation du ministère de la Santé «sur la base des progrès du quartier dans la coopération avec les équipes de santé», a précisé le ministre de l'Information Lewis Brown.

Les habitants de West Point avaient réagi avec colère à la mise en quarantaine de leur quartier par la présidente Ellen Johnson Sirleaf, ainsi que Dolo Town, à l'est de la capitale.

Quatre d'entre eux avaient été blessés par les soldats chargés de faire respecter cette mesure d'isolement. L'un d'eux, un adolescent, avait ensuite succombé.

Le premier cas confirmé au Sénégal, après plusieurs fausses alertes, est un étudiant guinéen qui a échappé à la surveillance sanitaire dans son pays, a expliqué vendredi la ministre sénégalaise de la Santé Awa Marie Coll Seck.

Selon la ministre, le jeune homme a pu entrer au Sénégal avant la fermeture des frontières avec la Guinée le 21 août, les autorités sanitaires à Conakry qui le suivaient en raison de ses contacts avec des malades d'Ebola ayant perdu sa trace depuis trois semaines.

«La personne a été localisée à l'hôpital de Fann» (à Dakar) et «aussitôt mis(e) en quarantaine», a-t-elle ajouté.

Testé positif au virus, le patient, qui avait tu ses contacts avec des malades d'Ebola en Guinée, est «dans un état satisfaisant», a indiqué Mme Seck, assurant que «le dispositif a été renforcé pour éviter la dissémination de la maladie à partir de ce cas importé».

Remonter les contacts

Aucune mesure de sécurité particulière n'était visible au Centre hospitalier national universitaire de Fann (CHNU), a constaté un photographe de l'AFP.

«Nous sommes en train de reprendre tout l'itinéraire et de revoir toutes les personnes qui ont été en contact» avec le patient, a indiqué la ministre sénégalaise, sans donner de détails sur le ou les lieux de résidence du malade et sa date d'entrée au Sénégal.

L'épidémie, qui s'est déclarée au début de l'année en Guinée, avant de se propager au Liberia et à la Sierra Leone voisins puis au Nigeria, est la plus grave depuis que cette fièvre hémorragique a été identifiée en 1976 en République démocratique du Congo.

Après une accalmie, elle a connu une brutale accélération en juillet et en août, faisant 1552 morts sur 3069 cas recensés: 694 au Liberia, 430 en Guinée, 422 en Sierra Leone et 6 au Nigeria, selon le dernier bilan au 26 août de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a dit redouter jusqu'à 20 000 cas à terme.

Au Nigeria, où un sixième décès a été enregistré jeudi à Port-Harcourt (sud), quelque 160 personnes ont été placées sous surveillance.

En Guinée, un couvre-feu a été décrété par le préfet à N'Zérékoré (sud), au lendemain de heurts qui ont fait une vingtaine de blessés à la suite d'une manifestation de marchands contre une équipe de santé venue selon eux pulvériser le marché sans préavis.

Un député de la région joint par l'AFP, Kony Kourouma, a dénoncé «des informations non vérifiées».

«Toutes les autorités de N'Zérékoré nient avoir donné l'ordre à qui que ce soit de pulvériser un quelconque lieu», a-t-il indiqué, soulignant que la pulvérisation était préconisée dans «les lieux où ont habité des malades ou des suspects de contamination par Ebola», mais en aucun cas les lieux publics.

En Sierra Leone, le gouvernement a annoncé l'inclusion d'Ebola parmi les maladies exigeant une déclaration obligatoire en période d'épidémie, au même titre que la fièvre jaune, la peste, le choléra et la fièvre typhoïde.

Cette loi prévoit l'évacuation des zones affectées et l'interdiction d'y entrer ou d'en sortir sans autorisation médicale, sous peine d'amende et d'emprisonnement jusqu'à six mois, a annoncé le ministre sierra-léonais de la Justice, Frank Kargbo.

En outre, elle interdit «toute activité sportive impliquant un contact physique», infraction passible également de six mois de prison.

La ministre de la Santé de la Sierra Leone, Miatta Kargbo, a été remplacée vendredi par le Dr Abubakarr Fofanah, a annoncé la présidence qui souhaitait «des changements pour créer un environnement plus efficace» dans la lutte contre l'épidémie.

Enfin, l'intérêt du médicament expérimental ZMapp, administré à plusieurs personnes infectées par le virus Ebola cette année, est confirmé par un essai préclinique sur des singes qu'il a tous sauvés, même à un stade avancé de la maladie, selon la revue scientifique Nature.




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