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Réunion lundi à Minsk du «groupe de contact» sur la crise en Ukraine

Moscou a demandé à plusieurs reprises que les... (Photo FRANCISCO LEONG, AFP)

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Moscou a demandé à plusieurs reprises que les séparatistes prorusses, qui combattent les forces loyales à Kiev dans l'est de l'Ukraine, puissent participer aux discussions sur le règlement de la crise.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
MINSK

Le «groupe de contact» sur la crise en Ukraine se réunira lundi à Minsk, a annoncé samedi le ministère biélorusse des Affaires étrangères, sur fond de dénonciation par les Occidentaux et Kiev d'une aggravation du conflit.

Des représentants de l'Ukraine, de la Russie et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), participeront aux discussions, a précisé le ministère, sans donner davantage de détails.

Le président ukrainien Petro Porochenko a dit «croiser les doigts» pour que la discussion porte sur un plan de paix proposé par Kiev. «J'espère que la discussion portera sur un cessez-le-feu», a-t-il ajouté après s'être adressé aux dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles.

«Il y a un plan de paix et j'espère que la semaine prochaine nous publierons une première version de ce plan», a-t-il précisé.

Selon M. Porochenko, les missions de l'OSCE dans la zone de conflit, y compris de vérification et de surveillance «le long de la frontière», seront au menu des discussions.

«Je pense que nous sommes proches d'un point de non-retour», a-t-il répété, affirmant qu'il y a déjà «une guerre à grande échelle sur les territoires contrôlés par les séparatistes et les troupes russes régulières». Il a assuré déployer «d'énormes efforts pour arrêter cela et amener les discussions dans un format diplomatique».

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et son homologue français, Laurent Fabius, ont souligné «le rôle important des prochaines rencontres dans le cadre du groupe de contact», au cours d'un entretien téléphonique samedi soir, a indiqué dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères.

Peu avant, le président Vladimir Poutine et le président bélarusse Alexandre Loukachenko avaient précisé que ces consultations du groupe de contact devaient inclure «des représentants des autorités de Kiev, des régions du sud-est (de l'Ukraine), de l'OSCE et de la Russie».

Un ou plusieurs représentants des séparatistes seront présents à cette réunion, a annoncé, dans une interview avec l'agence de presse russe RIA Novosti, Andreï Pourguine, «Premier ministre adjoint» de la «République populaire de Donetsk» (DNR), unilatéralement proclamée par les insurgés.

Moscou a demandé à plusieurs reprises que les séparatistes prorusses, qui combattent les forces loyales à Kiev dans l'est de l'Ukraine, puissent participer aux discussions sur le règlement de la crise. Mais les dirigeants ukrainiens sont réticents à l'idée de s'asseoir à la table des négociations en leur présence, qu'elle considère illégitime. M. Porochenko ne s'est pas exprimé à ce propos à Bruxelles.

Denis Pouchiline, chef du «parlement» de la DNR, avait participé à la précédente réunion du groupe de contact, le 31 juillet à Minsk.

Les rebelles prorusses ont déclenché une vaste contre-offensive contre les forces gouvernementales et l'OTAN a appelé Moscou à cesser ses «actions militaires illégales» en Ukraine.

Kiev, l'Alliance atlantique et les principales puissances occidentales accusent la Russie d'avoir envoyé des troupes régulières combattre aux côtés des séparatistes. Moscou rejette ces accusations et dément catégoriquement avoir des troupes en Ukraine.




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