Source ID:; App Source:

Porochenko revoit sa tactique militaire, «des dizaines» de réfugiés tués

Les autorités ukrainiennes ont affirmé que les insurgés... (Photo: Reuters)

Agrandir

Les autorités ukrainiennes ont affirmé que les insurgés prorusses avaient tiré avec des lance-roquettes sur une colonne de réfugiés, provoquant la mort «de dizaines» de civils près du bastion rebelle de Lougansk.

Photo: Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Ukraine
Ukraine

Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Anna MALPAS, avec Maxime POPOV à Kiev
Agence France-Presse
Donetsk

Le président ukrainien Petro Porochenko a amorcé lundi un changement dans sa stratégie militaire pour le conflit dans l'est de l'Ukraine, alors que Kiev affirme que «des dizaines» de réfugiés ont été tués par des tirs de roquettes rebelles.

Sur le front diplomatique, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkine a annoncé une visite le 23 août en Ukraine de la chancelière allemande Angela Merkel, au lendemain de discussions infructueuses à Berlin avec son homologue russe en présence des ministres allemand et français.

«Ce sera une visite très intéressante», fruit de contacts étroits entre Mme Merkel et le président ukrainien Petro Porochenko, a-t-il ajouté.

Le chef de l'État ukrainien a pour sa part réuni lundi les représentants des forces de l'ordre pour élaborer une nouvelle stratégie de l'opération militaire dans l'Est lancée à la mi-avril et qui devient de plus en plus meurtrière.

Jusque là, la tactique employée par le commandement militaire ukrainien était d'encercler et d'assiéger les principaux bastions des insurgés prorusses, mais l'armée éprouve de grandes difficultés pour entrer dans les villes où les combats feraient de nombreuses victimes.

Le président ukrainien a ainsi appelé à un «regroupement des forces» pour isoler les zones contrôlées par les insurgés et «empêcher leur ravitaillement en armes et équipement» via la frontière avec la Russie, dont une partie est toujours sous leur contrôle.

M. Porochenko a, par ailleurs, confirmé les déclarations du «Premier ministre» séparatiste Alexandre Zakhartchenko, qui s'était félicité vendredi d'avoir reçu des blindés et 1.200 soldats venus de Russie, information démentie par Moscou.

«Une partie de ce matériel a été détruit. Pour ce qui est du reste, nous prenons des mesures pour qu'il le soit», a-t-il affirmé.

Kiev avait assuré la semaine dernière avoir en partie détruit une colonne de blindés qui avait pénétré sur son territoire, provoquant un concert de réactions indignées en Occident et un démenti ironique de Moscou.

«Des dizaines» de réfugiés tués 

Les autorités ukrainiennes ont également affirmé lundi que les insurgés prorusses avaient tiré avec des lance-roquettes multiples Grad sur une colonne de réfugiés, provoquant la mort «de dizaines» de civils près du bastion rebelle de Lougansk.

Des informations «très inquiétantes» selon le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon qui a demandé lundi que les civils puissent quitter les zones des combats en toute sécurité.

Selon le porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko, cette colonne se trouvait sur la route entre Khriachtchouvate et Novosvitlivka dans un «couloir» humanitaire emprunté auparavant par plus de 1800 personnes.

La colonne est tombée «en pleine zone de combats» alors que les rebelles menaient une contre-offensive. Les rebelles ont démenti avoir tiré sur des réfugiés.

Les États-Unis ont «fermement condamné le pilonnage et les tirs de roquettes» sur ce convoi, et appelé les deux parties belligérantes à «prendre toutes les précautions pour protéger des vies innocentes», selon un communiqué du département d'État.

Une opération militaire était en cours lundi pour reprendre aux insurgés leur bastion de Lougansk, assiégé par l'armée ukrainienne, qui a fait état de neuf soldats ukrainiens tués et 20 blessés en 24 heures dans l'Est.

A Donetsk, autre bastion des rebelles dans l'Est, les habitants se voient privés à leur tour d'eau courante après que des tirs ont endommagé une ligne électrique qui alimente sa principale usine de traitement des eaux.

Sur le front diplomatique en revanche, aucune avancée n'a émergé d'une réunion dimanche à Berlin entre les chefs de la diplomatie ukrainienne, russe, française et allemande.

«La Russie n'est pas prête à s'engager sur la présence de l'OSCE (à la frontière), ni sur le contrôle de la frontière russo-ukrainienne. Elle n'est pas prête à reconnaître qu'armes et mercenaires depuis la Russie traversent constamment la frontière», a souligne M. Klimkine.

Le convoi d'aide humanitaire russe destiné aux populations de l'Est victimes de combats était, quant à lui, toujours bloqué lundi soir à la frontière pour la cinquième journée consécutive, malgré un accord trouvé samedi entre Kiev et Moscou sur les modalités d'inspection des quelque 300 camions.

Selon l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), il reste «à assurer les conditions de sécurité du convoi», qui sont, selon Kiev, sous l'entière responsabilité de la Russie.

Le chef des opérations du Comité international de la Croix Rouge pour l'Europe, Laurent Corbaz, est attendu mardi à Moscou pour des discussions sur l'aide humanitaire à l'Ukraine.



«Guerre hybride» en Ukraine

Sur le front diplomatique en revanche, aucune avancée n'a émergé d'une réunion dimanche à Berlin entre les chefs des diplomaties ukrainienne, russe, française et allemande.

Moscou a déploré l'absence d'avancées sur un règlement politique du conflit tandis que Kiev a averti que les discussions risquaient d'être longues pour «sortir du statu quo».

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a accusé lundi Moscou de mener une «guerre hybride» en Ukraine et a promis de léguer à son successeur l'Alliance «en meilleure forme, plus rapide et plus souple pour relever les défis futurs».

La chancelière allemande Angela Merkel a pour sa part justifié les sanctions imposées par l'Occident à la Russie, selon elle, «nécessaires pour montrer le sérieux des convictions» européennes.

Le convoi d'aide humanitaire russe destiné aux populations de l'Est victimes des combats était, quant à lui, toujours bloqué lundi soir à la frontière pour la cinquième journée consécutive, malgré un accord trouvé samedi entre Kiev et Moscou sur les modalités d'inspection des quelque 300 camions.

Selon l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), il reste «à assurer les conditions de sécurité» du convoi», qui sont, selon Kiev, sous l'entière responsabilité de la Russie.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer