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La deuxième équipe de l'OSCE libérée par les rebelles

Les observateurs de l'OSCE - une femme et... (Photo Dmitry Lovetsky, AP)

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Les observateurs de l'OSCE - une femme et trois hommes - ont été libérés samedi par les rebelles prorusses.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
KIEV

Les présidents ukrainien Petro Porochenko et russe Vladimir Poutine devaient s'efforcer de consolider le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine au cours d'une conférence téléphonique dimanche avec Angela Merkel et François Hollande au lendemain de la libération par les prorusses d'une deuxième équipe d'observateurs de l'OSCE.

Les quatre observateurs «de l'équipe basée à Lougansk ont été libérés après un mois de captivité», a indiqué la mission de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Ukraine sur sa page Facebook, un geste qui pourrait consolider le fragile cessez-le-feu prolongé vendredi soir de trois jours par Kiev.

Les observateurs - une femme et trois hommes - ont été emmenés à Donetsk. Ils semblaient fatigués, mais soulagés, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a accueilli «avec soulagement» la libération des quatre observateurs, dont une Allemande, intervenue après celle de quatre autres membres de l'OSCE dans la nuit de jeudi à vendredi.

«Nous considérons que nous avons rempli nos obligations», a proclamé le «premier ministre» de la république séparatiste autoproclamée de Donetsk, Alexandre Borodaï.

De leur côté, les présidents ukrainien et russe devaient s'entretenir dimanche par téléphone à une heure non précisée avec la chancelière allemande et le président français.

Les dirigeants de l'Union européenne, qui ont signé vendredi un accord d'association historique avec l'Ukraine l'éloignant du giron russe au grand dam de Moscou, ont donné jusqu'à lundi à la Russie pour prendre des mesures visant à mettre fin à une insurrection séparatiste, sous peine de sanctions.

Le ministre russe de l'Économie, Alexeï Oulioukaev, a averti samedi que de nouvelles sanctions pourraient avoir des «conséquences graves» sur la croissance économique de son pays.

Alors que la nuit avait été «plus ou moins calme» dans la région industrielle russophone du Donbass, un porte-parole pour les opérations militaires ukrainiennes, Oleksii Dmitrachkivski, a annoncé la mort de trois soldats samedi dans une attaque contre des positions ukrainiennes près de Slaviansk, place forte des insurgés.

«Mieux vaut une mauvaise paix»

Sans évoquer ces nouvelles pertes, le ministre ukrainien de la Défense, Mikhailo Koval, a néanmoins haussé le ton : «Tout le monde sait qu'il vaut mieux une mauvaise paix qu'une bonne guerre. [...] S'il n'y pas de solution pacifique, nous détruirons les militants qui refusent de déposer les armes», a-t-il menacé, cité par une agence de presse ukrainienne.

De leur côté, des gardes-frontières russes de la région de Rostov-sur-le-Don, frontalière de l'Ukraine, ont affirmé samedi qu'un poste-frontière et des villages en territoire russe avaient été touchés par trois obus tirés par l'armée ukrainienne, endommageant un bâtiment des douanes.

Le président Porochenko, soutenu par les Occidentaux et investi le 7 juin, a annoncé vendredi soir que le cessez-le-feu d'une semaine qu'il a ordonné à ses troupes d'appliquer, et qui a ensuite été accepté côté rebelle, était prolongé de 72 heures. Le temps, espère-t-il, que la Russie mette fin aux «infiltrations» d'armes et de combattants.

Mais vendredi soir, des rebelles ont pris le contrôle d'une base du ministère de l'Intérieur abritant une usine de munitions à la périphérie de Donetsk, fief de rebelles. Samedi, les séparatistes donnaient le choix à la centaine de soldats : prêter allégeance à la Russie ou rentrer chez eux, selon un journaliste de l'AFP.

L'UE a, quant à elle, posé à Moscou quatre conditions à remplir d'ici lundi à la mi-journée, dont «l'ouverture de négociations de fond sur l'application du plan de paix» de M. Porochenko.

Ce plan, rendu public la semaine dernière, prévoit notamment la création d'une zone tampon à la frontière entre l'Ukraine et la Russie, la mise en place d'un couloir pour permettre aux mercenaires, selon Kiev, et rebelles venus de Russie de rentrer chez eux après avoir déposé les armes, ainsi qu'une décentralisation en Ukraine.

L'UE réclame en outre un accord sur «un mécanisme de vérification, supervisé par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe du cessez-le-feu», le «retour de l'autorité ukrainienne sur trois points de la frontière» avec la Russie et la libération de tous les otages.

La prorogation du cessez-le-feu intervient dans un contexte de nouvelles tensions entre Kiev et Moscou après la signature à Bruxelles du dernier volet d'un accord d'association avec l'Union européenne.

Vladimir Poutine a dénoncé le «coup d'État anticonstitutionnel à Kiev» qui a abouti à la mise en place d'un régime pro-occidental et le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine a averti que la conclusion de l'accord avec l'UE aurait des «conséquences graves» sur les relations commerciales avec l'Ukraine, déjà privée depuis deux semaines de gaz russe faute d'un accord sur le paiement de sa facture.

La signature de l'accord avec l'UE était initialement prévue pour novembre dernier, avant la volte-face du président prorusse de l'époque Viktor Ianoukovitch, qui a préféré obtenir une aide économique de Moscou.

Ce retournement de situation avait provoqué la contestation qui a conduit à la chute en février de M. Ianoukovitch, suivie du rattachement de la Crimée à la Russie, et de la rébellion prorusse ayant entraîné en avril le déclenchement d'une opération militaire ukrainienne contre les insurgés.




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