Une escalade en Crimée «fermerait la porte à la diplomatie», selon Kerry

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Le secrétaire d'État John Kerry converse avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

Photo Kevin Lamarque, Reuters

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Le secrétaire d'État américain John Kerry a fait valoir samedi à son homologue russe Sergueï Lavrov que toute escalade en Crimée «fermerait la porte à la diplomatie», appelant à «la plus grande retenue», a indiqué un diplomate américain.

«La poursuite d'une escalade militaire et de provocation en Crimée ou ailleurs en Ukraine, de même que les mesures pour annexer la Crimée par la Russie, fermeraient la porte à la diplomatie», a affirmé M. Kerry lors d'une conversation téléphonique avec son homologue, a rapporté un responsable du département d'État.

M. Kerry a appelé à «la plus grande retenue», poursuit ce responsable dans un bref courriel, tout en soulignant la «disponibilité américaine pour travailler avec ses partenaires et alliés à faciliter le dialogue direct entre l'Ukraine et la Russie».

Les deux diplomates ont convenu de se reparler dans les jours qui viennent.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait auparavant indiqué que, lors de cette conversation téléphonique, qui a eu lieu à l'initiative des États-Unis, les deux hommes avaient «convenu de poursuivre leurs contacts intensifs afin de permettre un règlement de la crise ukrainienne».

MM. Kerry et Lavrov ont multiplié ces derniers jours les contacts pour tenter de surmonter leurs divergences sur l'Ukraine.

Par ailleurs, Barack Obama s'est entretenu samedi matin avec des dirigeants européens lors de plusieurs conversations téléphoniques à l'issue desquelles les leaders ont réaffirmé leur «grave préoccupation devant la violation claire du droit international par la Russie».

Le président américain, en week-end à Key Largo en Floride (sud-est), avait appelé les premiers ministres britannique David Cameron et italien Matteo Renzi, ainsi que le président français François Hollande. Il a également tenu une conférence téléphonique avec la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite, et ses homologues letton Andris Berzins, et estonien Toomas Hendrik Ilves.

Samedi, la présidence française a annoncé que la France et les États-Unis envisageaient de prendre, «faute de progrès» vers la sortie de crise en Ukraine, «de nouvelles mesures» visant la Russie.

La crise ukrainienne, qui dure depuis plus de trois mois et a été marquée notamment par le renversement du président Viktor Ianoukovitch, parti pour la Russie, a pris récemment un tour plus aigu avec des mouvements de troupes russes en Crimée et l'annonce d'un référendum sur le rattachement de cette péninsule ukrainienne à la Russie, fixé au 16 mars prochain.

Cette semaine, Washington a suspendu la coopération militaire avec Moscou, imposé des restrictions de visas et publié un décret autorisant des gels d'avoirs sur les individus ou entités dont les activités «minent le processus démocratique et les institutions en Ukraine» et «menacent la paix, la sécurité, la stabilité».




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