Source ID:; App Source:

Ukraine: le pro-européen Iatseniouk désigné premier ministre

Arseni Iatseniouk... (Photo SERGEI SUPINSKY, AFP)

Agrandir

Arseni Iatseniouk

Photo SERGEI SUPINSKY, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Ukraine
Ukraine

Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
KIEV

Le Parlement ukrainien a désigné jeudi à l'unanimité le pro-européen Arseni Iatseniouk comme premier ministre du gouvernement de transition.

À 39 ans, Arseni Iatseniouk va diriger le gouvernement d'union nationale appelé à prendre les rênes du pays, avant l'élection présidentielle anticipée prévue le 25 mai, après que le parlement a destitué samedi le président Viktor Ianoukovitch.

Dans son discours de candidature, Arseni Iatseniouk n'a rien dissimulé de l'ampleur de la tâche qui l'attend alors que l'Ukraine est au bord de la banqueroute.

Il a même évoqué la nécessité d'un «gouvernement de kamikazes», en raison des mesures impopulaires qui devront être prises.

«Les comptes publics sont vides, tout a été volé. Je ne promets pas d'amélioration, ni aujourd'hui ni demain. Notre objectif principal est de stabiliser la situation. La dette publique est de 75 milliards de dollars maintenant. En 2010, quand Ianoukovitch est arrivé au pouvoir, elle était deux fois moins importante», a-t-il expliqué aux députés.

«Le chômage a pris un rythme galopant ainsi que la fuite des investissements. Nous n'avons pas d'autre solution que de prendre des mesures impopulaires, dont la réduction des programmes sociaux et des subventions, la réduction des dépenses budgétaires», a-t-il poursuivi.

Arseni Iatseniouk a également évoqué la situation en Crimée, péninsule du sud de l'Ukraine, où un commando pro-russe a pris d'assaut le parlement.

«L'intégrité territoriale est menacée, on assiste à des manifestations de séparatisme en Crimée (...). Je dis aux Russes, ne nous affrontez pas, nous sommes des amis et des partenaires», a-t-il déclaré.

La Crimée, qui avait d'abord appartenu, au sein de l'URSS, à la Russie, a été rattachée à l'Ukraine en 1954. Elle continue d'héberger la flotte russe de la mer Noire dans ses quartiers historiques, la ville portuaire de Sébastopol.

«L'Ukraine voit son futur en Europe en tant que membre de l'Union européenne», a encore dit M. Iatseniouk.

Il a précisé qu'il ne sera pas candidat à la présidentielle de mai.

Membre du parti de l'égérie de la Révolution orange de 2004 Ioulia Timochenko, libérée samedi de prison, Arseni Iatseniouk a déjà été ministre de l'Économie et des Affaires étrangères.

Une expérience qui pourrait s'avérer précieuse alors que l'Ukraine risque le dépôt de paiement sans une rapide perfusion financière internationale.

Selon le ministre ukrainien des Finances par intérim, Kiev a besoin de 35 milliards de dollars sur deux ans.




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer