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Snowden doit rentrer aux États-Unis s'il «est un homme», dit Kerry

Edward Snowden affirme n'avoir jamais voulu se réfugier... (PHOTO AXEL HEIMKEN, AFP)

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Edward Snowden affirme n'avoir jamais voulu se réfugier en Russie, mais assure y rester car le gouvernement américain a décidé de révoquer son passeport alors qu'il comptait se rendre à Cuba.

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

Nicolas REVISE
Agence France-Presse
WASHINGTON

Le secrétaire d'État américain John Kerry a exhorté mercredi Edward Snowden à rentrer aux États-Unis, s'il est un «homme» et un «patriote», martelant que l'ancien consultant à l'origine du scandale sur le programme de surveillance avait trahi son pays.

Interviewé par des télévisions américaines, M. Kerry a répliqué à M. Snowden, lequel a affirmé mardi depuis son exil en Russie avoir été «formé» comme un «espion» par les autorités américaines et avoir travaillé «sous couverture» pour la CIA.

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Mais aux yeux du patron de la diplomatie américaine, le jeune Américain, devenu mondialement célèbre pour ses révélations fracassantes au printemps 2013, est «un homme qui a trahi son pays, qui est en Russie, un pays autoritaire où il a trouvé refuge».

Si Snowden souhaite rentrer, «nous pouvons le mettre dans un avion dès aujourd'hui. Nous serions ravis qu'il revienne», a ajouté le chef de l diplomatie américaine. Car, a-t-il martelé, «c'est ce qu'un patriote ferait (...) Un patriote ne s'enfuirait pas et ne trouverait pas refuge en Russie ou à Cuba ou dans un autre pays».

Edward Snowden, ancien consultant de l'agence de sécurité nationale NSA, a assuré mardi sur NBC News avoir «reçu une formation d'espion dans le sens traditionnel du terme».

«J'ai travaillé pour la CIA sous couverture à l'étranger, j'ai travaillé pour l'Agence américaine de sécurité (NSA) sous couverture à l'étranger. J'ai travaillé pour le renseignement militaire (DIA) en tant qu'enseignant à l'Académie du contre-espionnage où j'ai développé des sources et des méthodes pour mettre en sûreté nos informations et nos concitoyens dans les environnements les plus hostiles de la planète», a-t-il affirmé depuis Moscou, dans ce premier entretien à un média américain.

«Analyste de base»

Il a obtenu en août des autorités russes le statut de réfugié pour un an, provoquant un nouveau coup de froid entre Washington et Moscou.

M. Snowden a dit vouloir réfuter l'idée propagée, d'après lui, par Washington, selon laquelle il n'est qu'un «analyste de base». Le gouvernement américain «essaye de mettre en avant un poste que j'ai eu dans ma carrière pour dissimuler la totalité de ma biographie», a-t-il souligné.

Edward Snowden est inculpé dans son pays d'espionnage et vol de documents appartenant à l'État. Il affirme n'avoir jamais voulu se réfugier en Russie, mais assure y rester, car le gouvernement américain a décidé de révoquer son passeport alors qu'il comptait se rendre à Cuba.

«Pour un type soi-disant astucieux, c'est une réponse plutôt stupide, franchement», s'est moqué John Kerry.

«S'il est attaché à l'Amérique et croit en ce pays, il devrait avoir confiance dans le système judiciaire américain. Mais se réfugier en Russie, un pays autoritaire, et simplement dire qu'il essayait de se rendre à Cuba, qu'est-ce que cela veut dire?», s'est encore interrogé le chef de la diplomatie américaine.

Les révélations de M. Snowden ont embarrassé le gouvernement américain et tendu les relations avec des pays alliés - comme l'Allemagne et le Brésil - furieux de découvrir que Washington enregistrait même les conversations privées de certains de leurs dirigeants.

Elles ont aussi suscité un vif débat aux États-Unis sur les mérites, les limites et la moralité de tels programmes. M. Kerry lui-même avait reconnu en novembre que certaines actions de la NSA étaient parfois «allées trop loin».




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