La Maison-Blanche a dit mercredi souhaiter des «éclaircissements» de la Russie sur le statut d'Edward Snowden, après des informations contradictoires sur sa sortie prochaine d'un aéroport de Moscou où il est bloqué.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Nous cherchons à obtenir des éclaircissements des autorités russes sur le statut de M. Snowden et tout changement dans celui-ci», a déclaré le porte-parole de Barack Obama, Jay Carney, à bord de l'avion présidentiel Air Force One.

Edward Snowden, ancien analyste du renseignement à l'origine de révélations sur le programme de surveillance des communications par le gouvernement américain, est bloqué depuis un mois dans une zone de transit d'un aéroport de Moscou et a demandé un asile provisoire à la Russie. Washington réclame son extradition vers les États-Unis, où il a été inculpé pour espionnage.

M. Carney a réitéré cet appel mercredi. «M. Snowden doit être expulsé et revenir aux États-Unis», a-t-il affirmé. «Notre position est que M. Snowden reste ce qu'il était auparavant, c'est-à-dire ni un militant des droits de l'homme, ni un dissident», a ajouté le porte-parole.

«Il est inculpé de crimes graves pour la divulgation d'informations extrêmement secrètes», a rappelé M. Carney, en assurant que les États-Unis avaient «exprimé clairement (leur) position au gouvernement russe, et nous allons continuer à le faire».

L'avocat du fugitif, Anatoli Koutcherena, a démenti mercredi que son client ait obtenu un document qui lui permettrait de sortir de l'aéroport dans l'attente d'une décision sur sa demande d'asile.

«La question n'est pas réglée pour l'instant», a déclaré Me Koutcherena, alors que plusieurs sources citées par les agences russes avaient affirmé précédemment que Me Koutcherena se rendait justement mercredi à l'aéroport pour lui remettre cette attestation.

L'avocat a cependant indiqué espérer que la situation allait être réglée «dans les prochains jours», affirmant que ces délais étaient liés à la «bureaucratie russe».

L'affaire Snowden a été une source de tensions dans les relations déjà difficiles entre Washington et Moscou. La Maison-Blanche est restée évasive ces derniers jours sur le maintien d'une visite officielle du président Obama début septembre dans la capitale russe avant le sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, pourtant annoncée en juin par les deux gouvernements.

Mercredi, M. Carney, comme depuis une semaine, s'est contenté de confirmer la venue de M. Obama en Russie pour le G20, sans mentionner une étape moscovite.