Diplomate, auteure et professeure de français, Mireille Neptune Anglade a péri dans l'effondrement de la maison de sa soeur, dans le quartier Turgeau, à Port-au-Prince. Âgée de 65 ans, elle était l'épouse de l'écrivain Georges Anglade.

Mis à jour le 20 avr. 2010
Catherine Handfield LA PRESSE

Mireille Neptune Anglade avait immigré au Québec en même temps que son mari au tournant des années 1970. Elle a enseigné le français à l'école secondaire pendant une douzaine d'années au cours des années 1970 et 1980.

Elle était fort appréciée de ses collègues, se souvient Yolande Charliers, enseignante retraitée de l'école Louis-Philippe-Paré, à Châteauguay. «C'était une dame très gentille, très cultivée et très compétente», dit-elle.

En plus d'enseigner à temps plein et d'élever ses deux filles, Pascale et Dominique, Mme Neptune Anglade terminait en parallèle un doctorat en économie, indique Mme Charliers. «Bref, elle travaillait énormément», résume-t-elle.

Féministe convaincue, Mireille Neptune Anglade a été engagée par les Nations Unies pour surveiller le statut de la femme en Haïti. Elle est l'auteure de plusieurs articles portant notamment sur le rôle des Haïtiennes dans l'économie du pays.

Depuis quelques années, elle passait ses étés à Montréal et ses hivers à Port-au-Prince, où vivait encore plusieurs membres de sa famille. Elle est morte en même temps que son mari et son beau-frère, Philippe Rouzier, économiste pour les Nations Unies.

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