Parce que la question référendaire était claire comme de l'eau de roche, les 45% d'appuis enregistrés par le OUI écossais hier soir sont un meilleur score que le 49,5% enregistrés par le OUI québécois en 1995, selon Stéphane Dion.

Mis à jour le 19 sept. 2014
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

En entrevue avec La Presse ce matin, le père de la Loi sur la clarté s'est réjoui du résultat négatif du référendum sur la sécession de l'Écosse. Et il en a profité pour lancer une pique aux souverainistes de ce côté-ci de l'Atlantique.

«Je dirais que le vote écossais est plus indépendantiste - même si le OUI a amassé 45% - que le vote québécois à 49% la dernière fois », a fait valoir M. Dion.

Selon le député libéral fédéral, c'est la clarté de la question qui change tout.

Au Québec en 1995, «on avait gonflé artificiellement la dernière fois le vote du OUI par une question confuse», a-t-il assuré. Après coup, «les sondages ont montré qu'un tiers des électeurs du OUI pensaient qu'ils resteraient dans le Canada.»

«En Écosse, c'était très clair que si vous votiez OUI, vous votiez pour l'indépendance», a-t-il dit.

Voyez l'entrevue complète dans la prochaine édition de La Presse +