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Trêve à Gaza alors qu'Israël s'inquiète de ses relations avec les É.-U.

Des Gazaouis prient à l'intérieur d'une mosquée endommagée... (Photo Mohammed Salem, Reuters)

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Des Gazaouis prient à l'intérieur d'une mosquée endommagée lors d'une attaque aérienne de l'armée israélienne.

Photo Mohammed Salem, Reuters

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Offensive israélienne à Gaza

International

Offensive israélienne à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

Laurent LOZANO
Agence France-Presse
Gaza

Les habitants de Gaza tentaient vendredi de renouer avec une vie aussi normale que possible après la prolongation de la trêve, tandis qu'Israël cherchait à régler ses problèmes de livraisons d'armes avec le grand allié américain.

Les Gazaouis, impatients de sortir après tant de dévastation causée par plus d'un mois de guerre, s'affairaient dans l'attente de la prière de la mi-journée, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le plus grand marché de la ville grouillait de clients venus acheter viande, fruits et légumes dans un encombrement poussiéreux de voitures et de charrettes entre lesquelles les enfants défiaient les dangers de la rue après avoir survécu à ceux de la guerre.

Non loin, dans les quartiers comme Chajaya où les traces de chenilles et de mitrailles rappellent l'intensité des combats entre le Hamas et les soldats israéliens, des Gazaouis désemparés dégagent des gravats de leur maison.

Ou bien ils se protègent en famille du soleil sous des abris de fortune en tôle ondulée quand ils ont tout perdu. Certains, dans l'espoir de la reconstruction, ont accroché des banderoles sur les monticules de débris pour proclamer leur droit de propriété sur les lieux.

Mais aucun tir de roquette ni aucune frappe israélienne n'ont été rapportés dans la nuit. La bande de Gaza connaissait ainsi sa cinquième journée de paix relative, à l'exception d'une flambée limitée dans la nuit de mercredi à jeudi.

Restrictions sur les livraisons? 

Après les hostilités qui ont tué près de 2000 Palestiniens et une soixantaine d'Israéliens entre le 8 juillet et le 11 août, l'enclave palestinienne vit à l'heure d'un cessez-le-feu fragile instauré lundi matin et prolongé de cinq jours jusqu'à lundi minuit heure locale.

Cette prolongation, ou une éventuelle transformation en trêve permanente, sont suspendues à des discussions très ardues entre Israéliens et Palestiniens au Caire par l'entremise de l'Égypte.

Les deux ennemis, Israël et le Hamas, l'organisation islamiste qui contrôle Gaza et qui négocie au côté du Jihad islamique et du Fatah, doivent s'entendre sur des sujets aussi conflictuels que la démilitarisation de l'enclave ou la levée du blocus imposé par Israël à ce territoire.

Pour Israël la guerre, largement approuvée par l'opinion, n'a pas seulement tué 64 soldats et trois civils, coûté de l'argent, avivé les tensions entre communautés ou suscité les critiques internationales: elle met aussi à l'épreuve les rapports avec Washington.

Le monde politique et la presse étaient très occupés, sinon préoccupés vendredi par l'état de ces relations, après la publication d'un article du Wall Street Journal.

Selon le quotidien, les dirigeants américains inquiets de la disproportion des moyens employés lors de l'offensive à Gaza ont tenté de resserrer le contrôle sur les livraisons d'armes aux Israéliens. Cela n'a pas empêché qu'Israël reçoive des armes du Pentagone, mais sans l'accord de la Maison-Blanche ni du département d'État.

Rétablir la situation

Le quotidien israélien Haaretz rapporte que la Maison-Blanche avait donné pour instruction au Pentagone de geler la livraison de missiles Hellfire pour les hélicoptères Apache.

Le département d'État a reconnu que l'administration américaine observait de près ses expéditions d'armements vers Israël tout en soulignant que cela n'avait «rien d'inhabituel... étant donné la crise à Gaza».

Certains politiques et éditorialistes s'alarment de ce qu'un renforcement des contrôles américains impliquerait pour les délais de livraison, et plus généralement de ce que cela semble dire de la dégradation des liens israélo-américains.

Le président Barack Obama et le premier ministre Benyamin Nétanyahou, qui travaillent ensemble depuis plus de cinq ans sans passer pour les meilleurs amis du monde, ont eu mercredi une conversation téléphonique dont la Maison-Blanche a fourni un compte rendu très succinct. Les deux ministres de la Défense se sont également parlé.

Selon Haaretz, les Israéliens s'emploient à dissiper les tensions et à obtenir la levée des restrictions à la livraison d'armes. «Nous discutons avec eux pour essayer de rétablir la situation», dit un haut responsable cité par le journal.

Au milieu des déclarations exacerbées par la guerre et des vives attaques de responsables israéliens contre des personnalités américaines comme le secrétaire d'État John Kerry, M. Nétanyahou a assuré que le soutien de Washington à Israël avait été «formidable».

L'administration américaine a constamment invoqué le droit d'Israël à se défendre contre les tirs de roquettes et dénoncé la responsabilité du Hamas. Publiquement, elle a aussi appelé l'armée israélienne à veiller à protéger les populations civiles.

Mais les souffrances des civils et une frappe sur une école de l'ONU (dix morts) ont poussé les États-Unis à se départir exceptionnellement de leur retenue et à se dire «consternés» par un «bombardement honteux».




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