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Nouvelles violences meurtrières à Gaza, reprise attendue des négociations

Les appareils israéliens ont frappé samedi une cinquantaine... (Photo Lefteris Pitarakis, AP)

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Les appareils israéliens ont frappé samedi une cinquantaine de cibles dans la bande de Gaza en représailles à plus de 20 tirs de roquettes palestiniennes, a indiqué l'armée.

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Offensive israélienne à Gaza

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Offensive israélienne à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

Adel ZAANOUN, Tom LITTLE
Agence France-Presse
GAZA

Une cinquantaine de frappes israéliennes ont fait au moins 10 morts samedi dans la bande de Gaza, où les hostilités se sont poursuivies tandis que les négociations devaient reprendre dimanche au Caire, selon un responsable palestinien.

Les appareils israéliens ont frappé samedi une cinquantaine de cibles dans la bande de Gaza en représailles à plus de 20 tirs de roquettes palestiniennes, a indiqué l'armée. Depuis samedi minuit (18 h, heure de Montréal), deux roquettes ont été tirées vers Israël, tandis que l'aviation israélienne a mené 17 raids, a précisé une porte-parole militaire.

Les secours palestiniens ont recensé 10 morts depuis samedi. Deux ont été tués par une frappe alors qu'ils traversaient le camp de Maghazi à moto. Trois ont été sortis des décombres de la mosquée al-Qassam à Nousseirat. Deux autres ont été tués dans l'après-midi à Rafah. Dans la soirée, une fillette de 13 ans a trouvé la mort à Rafah, tandis qu'un autre Palestinien était tué à Deir al Balah et qu'une femme de 35 ans est décédée à la suite d'un tir d'obus de char israélien à Khan Younès.

Au total, au moins 15 Palestiniens ont été tués depuis la rupture de la trêve. Côté israélien, un civil et un soldat ont été légèrement blessés vendredi.

Les tirs israéliens ont détruit trois mosquées près de Zeitoun (au sud de la ville de Gaza), à Jabaliya (nord) et à Nousseirat (centre), selon les autorités locales. Au moins deux de ces mosquées étaient considérées comme proches du Hamas, l'organisation islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

Ibrahim Taweel, un riverain, a raconté avoir reçu à 3 h du matin un appel de l'armée israélienne lui intimant l'ordre de quitter sa maison. Cinq minutes plus tard, «un [avion] F-16 a tiré une roquette, puis une plus grosse roquette a détruit la mosquée».

Près de 2000 morts

Israël accuse le Hamas de se servir des mosquées, des écoles ou des hôpitaux pour lancer ses roquettes.

Les armes se sont remises à parler vendredi après exactement un mois de combats, qui ont fait près de 2000 morts, en très grande majorité des civils palestiniens, et après l'échec de négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens au Caire.

Le Hamas, venu dans la capitale égyptienne avec son allié du Jihad islamique et avec le Fatah, a accusé Israël de refuser d'accéder à des exigences fondamentales, comme la levée du blocus imposé depuis 2006 à la bande de Gaza, et a refusé de prolonger le cessez-le-feu.

Un porte-parole du Hamas, Moussa Abou Marzouk, a accusé dans la nuit de samedi à dimanche Israël «ne pas être sérieux» dans les négociations. «Nous ne mènerons pas longtemps des discussions sans des négociations sérieuses. Les 24 prochaines heures vont déterminer le sort des discussions», a affirmé le porte-parole à des journalistes «Nous ne souhaitons pas une escalade, mais nous n'accepterons pas qu'il n'y ait pas de réponse à nos exigences», a-t-il poursuivi.

Israël a pour sa part rappelé ses délégués vendredi en assurant qu'il ne discuterait pas «sous les bombes».

Mais selon un membre de la délégation palestinienne samedi soir, une délégation israélienne est de nouveau attendue au Caire, où les négociations indirectes pour un cessez-le-feu durable devraient reprendre dimanche.

Ce négociateur n'a pas écarté la possibilité qu'un nouveau cessez-le-feu provisoire soit annoncé avant ces discussions.

Les Palestiniens se sont entendus avec les Égyptiens sur un transfert à l'Autorité palestinienne du contrôle au point de passage de Rafah vers l'Égypte, le seul qui ne soit pas contrôlé par Israël, et ont accepté le report des discussions sur la construction d'un port, a indiqué une source proche des discussions.

Ne rien lâcher au Hamas

L'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont lancé un appel conjoint à Israël et au Hamas «à revenir immédiatement à un cessez-le-feu».

Fort de l'ultra-majoritaire soutien de son opinion à la guerre, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a fait assaut d'intransigeance dans ses déclarations publiques, refusant de paraître lâcher quelque chose au Hamas. Il s'est en même temps déclaré prêt à voir l'Autorité palestinienne, plus modérée, jouer un rôle.

Le Hamas, lui, doit convertir la résistance opposée à l'armée israélienne en gains politiques en faveur de Gazaouis accablés.

«Bordure protectrice», déclenchée le 8 juillet par Israël pour faire cesser les tirs de roquettes et détruire le réseau de tunnels servant à des incursions sur son territoire, a tué 1915 Palestiniens, selon les secours palestiniens.

Selon l'Unicef, au moins 447 des tués étaient des enfants ou des adolescents, dont environ 70 % avaient moins de 12 ans.

Côté israélien, 64 soldats et trois civils ont péri.

Des heurts ont en outre éclaté en Cisjordanie, à Al Beirah, près de Ramallah, et à Hébron, après les funérailles de deux Palestiniens tués vendredi par des soldats israéliens lors de manifestations contre l'offensive israélienne à Gaza.

Au-delà de la région, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue à Londres et au Cap pour condamner les opérations israéliennes. Dans la capitale britannique, jusqu'à 150.000 personnes ont défilé au cri de «Libérez la Palestine». Ils étaient plusieurs milliers à Paris.

En Israël même, l'opposition au conflit reste très marginale. Une centaine de personnes ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv en brandissant une banderole proclamant «Arrêtez le massacre et levez le blocus», selon un journaliste de l'AFP.




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