Habituellement, le ramadan a une connotation festive. Les familles se réunissent au coucher du soleil pour briser le jeûne de la journée autour d'un bon repas et de pâtisseries. Cette année, l'opération militaire dans la bande de Gaza et la chaleur rendent ce mois particulièrement difficile pour ses habitants.

Janie Gosselin LA PRESSE

La ville de Gaza, populeuse avec ses 515 000 habitants pour une superficie de 45 km2 - sans compter les milliers de personnes venues du nord pour y trouver refuge -, a des allures de ville fantôme. Les commerces sont fermés. Peu de véhicules circulent dans les rues, en raison notamment des pénuries d'essence, mais aussi de la peur. Les enfants, habituellement très visibles sur le bord des routes en période de vacances estivales, restent à l'abri.

« Nous passons toute la journée assis ici sans rien faire », résume Ziad, rencontré à l'école primaire pour garçons New Gaza de l'UNRWA.

Alors que le soleil baissait tranquillement dans le ciel, des camions de l'ONU sont venus distribuer des boîtes de nourriture à l'école Beach. À tour de rôle, un chef de famille désigné allait chercher la ration pour la maisonnée : dix petits pains pitas et deux boîtes de thon par personne.

Le lendemain matin, alors que le muezzin fera entendre sa voix du haut d'un minaret, la distribution recommencera. Dix petits pains pitas et deux boîtes de thon par personne. Jusqu'au soir.