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RSF accuse Israël de vouloir intimider les journalistes

Des journalistes palestiniens, travaillant pour différentes agences de... (PHOTO SAID KHATIB, AFP)

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Des journalistes palestiniens, travaillant pour différentes agences de presse, couvrent l'offensive israélienne sur la bande de Gaza, dans une maison de Gaza City, transformée en bureau de fortune, le 19 novembre.

PHOTO SAID KHATIB, AFP

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Offensive d'Israël à Gaza

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Offensive d'Israël à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération Pilier de défense, la plus importante offensive militaire à Gaza depuis la sanglante et controversée mission Plomb durci lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

Agence France-Presse
Paris

Les frappes contre une tour où est installé le bureau de l'AFP à Gaza et les raids nocturnes qui ont touché plusieurs médias sont une volonté «manifeste» de l'armée israélienne d'intimider les journalistes, a estimé mercredi Christophe Deloire, directeur général de RSF, alors qu'une nouvelle attaque contre l'immeuble de l'AFP a fait une victime.

«Il y a une volonté manifeste d'intimidation des médias», a déclaré le directeur général de Reporters sans frontières (RSF), interrogé par l'AFP.

Pour lui, il s'agit «très clairement d'une méthode pour éloigner les journalistes».

«Un enfant, Abdelrahmane Majdi Naïm, a été tué et un autre Palestinien blessé par une frappe sur l'immeuble Naama», a précisé à l'AFP un porte-parole des services d'urgences de Gaza, Achraf al-Qoudra, au lendemain d'un précédent raid sur le même bâtiment qui n'avait pas fait de victime.

Lors de la nouvelle frappe, la victime a trouvé la mort dans un bâtiment situé derrière l'immeuble Naama, selon un photographe de l'AFP qui a vu le corps de l'enfant porté par sa famille. Le corps de l'enfant a été transporté à l'hôpital Shifa de la ville.

Le personnel de l'AFP ne se trouvait pas à l'intérieur.

La frappe a visé le sixième étage du bâtiment, déjà visé la veille, selon des témoins et des journalistes.

La tour où est installé le bureau de l'AFP à Gaza a été visée mardi soir par une frappe israélienne, alors que s'y trouvait un photographe de l'agence. En outre, de nombreux médias ont été touchés par les raids nocturnes sur le territoire gouverné par le Hamas.

«À chaque fois, Israël affirme que les bâtiments attaqués abritent des cellules du Hamas. C'est difficile à vérifier, mais il faut bien que les journalistes travaillent quelque part», a souligné M. Deloire.

L'argument de l'armée israélienne selon lequel le Hamas se servirait des journalistes comme de bouclier humain est «fallacieux», a-t-il ajouté.

«On fait comme si les journalistes avaient le don d'ubiquité, selon M. Deloire. On leur demande d'aller ailleurs, alors qu'ils sont obligés de rester sur place pour travailler».

«Les médias ne doivent pas être visés. Ce sont des cibles civiles, or viser des cibles civiles est réprouvé par les Conventions de Genève et assimilé à des crimes de guerre», a rappelé M. Deloire.

L'armée israélienne a confirmé avoir visé «un centre d'opérations du renseignement du Hamas, délibérément situé dans un bâtiment des médias». «Journalistes à Gaza : restez à l'écart des terroristes/infrastructures du Hamas. N'acceptez (pas) de leur servir de boucliers humains», a averti le porte-parole de l'armée israélienne.




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