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Une transition en douceur pour Charles, prétendant au trône depuis 64 ans

Le prince Charles.... (Photo Leon Neal, Agence France-Presse)

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Le prince Charles.

Photo Leon Neal, Agence France-Presse

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Restez à l'affût des dernières nouvelles sur les rois, les reines, les princes et autres membres des diverses monarchies encore en vigueur dans le monde. »

Denis Hiault
Agence France-Presse
Londres

Les spécialistes de la monarchie tiennent pour acquis qu'Elizabeth II, âgée de 87 ans, n'abdiquera jamais, mais ils évoquent désormais une «transition en douceur» en faveur du prince Charles, venu exceptionnellement seconder sa mère mercredi au Parlement, les plus hardis évoquant l'hypothèse qu'il devienne un jour régent.

Officiellement, le palais de Buckingham assure que la souveraine, au faîte de sa popularité, vaque à ses obligations sur le mode du «business as usual», en cette année du 60e anniversaire de son couronnement. «Il n'est pas question de lever le pied», a fait valoir un porte-parole, tout en reconnaissant «un réexamen de ses déplacements lointains».

La présence à la Chambre des communes de Charles --qui se prépare depuis 64 ans à son futur métier de roi-- et de sa seconde épouse Camilla, témoigne d'une autre réalité, soigneusement orchestrée par l'entourage royal.

La dernière apparition du prince de Galles lors de cet événement parlementaire remonte à 17 ans. Pour Camilla, il s'agissait d'une première.

Les caméras des chaînes d'information en continu se sont attardées sur le couple arrivé en carrosse. Lui en uniforme d'apparat d'amiral de la flotte royale, bardé de médailles. Elle, remplaçante de la défunte princesse Diana, en robe de soie de couleur champagne, coiffée d'une tiare ayant appartenu à la reine mère.

Le palais a mollement minimisé la portée du message: «Le prince de Galles vient régulièrement seconder la reine lors de cérémonies d'État. Son emploi du temps, tout comme celui de la duchesse, était libre d'engagements», a-t-il fait valoir.

Il avait cependant donné un autre signal fort de l'évolution en cours mardi, avec l'annonce-surprise que Charles représenterait sa mère au prochain sommet du Commonwealth à Colombo, en novembre. D'autant plus fort que l'institution regroupant 54 États, construite après la dissolution de l'ex-Empire britannique, est particulièrement chère au coeur de la reine.

Faisant fi des subtilités protocolaires, le tabloïde Daily Mail voyait mercredi en Charles «le coprésident de la Firme», sobriquet donné à la famille royale. Le correspondant royal de la BBC glosait sur «la transition».

Dans le Financial Times, le biographe royal Christopher Wilson célébrait «l'approche pragmatique» du Palais. Quant au Times, il s'aventurait à préciser les conditions d'une régence «dans le cas où le monarque est dans l'incapacité physique ou mentale de régner».

Fin avril déjà, Charles et Camilla représentaient la couronne d'Angleterre à la cérémonie d'intronisation du nouveau roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, monté sur le trône du fait de l'abdication de la reine Beatrix après 33 ans de règne.

À dire vrai, Charles, de même que ses fils William et dans une moindre mesure Harry, occupent de plus en plus l'avant-scène en qualité de «Shadow King», ou rois en puissance, selon l'expression du spécialiste de la monarchie Robert Jobson.

Ils ont représenté à l'étranger l'an dernier Elizabeth II lors des festivités triomphales de son jubilé de diamant. Et les chroniqueurs royaux assurent que William, dont l'épouse Kate accouchera d'un ou d'une héritière en juillet, s'apprête à renoncer à sa carrière de pilote de la RAF pour se consacrer davantage à son rôle de futur monarque.

Mercredi, contrairement à son habitude, la souveraine n'a annoncé aucune visite hors des frontières du Royaume-Uni, à la faveur de son discours au Parlement.

Son dernier voyage --en Australie et Nouvelle-Zélande-- remonte à novembre 2011. Cette année, elle a dû annuler un déplacement à Rome, pour raison de santé. Son époux, le prince Philip, 91 ans, a pour sa part sensiblement allégé son emploi du temps, après trois alertes ayant nécessité autant d'hospitalisations en 18 mois.

À l'occasion de la démission du pape, puis du départ de la reine Beatrix, quelques rares éditorialistes se sont interrogés sur une possible abdication d'Elizabeth II.

L'intéressée a cependant décrété au début de son règne qu'elle occupait «un job à vie». Kate William, l'une de ses biographes les plus en vues, est aussi formelle: «Elle régnera jusqu'à son dernier souffle».

Mais, mercredi, c'est le départ à la retraite de Sir Alex Ferguson, l'entraîneur mythique de Manchester United, 71 ans, qui faisait la une au Royaume-Uni.




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